‹ Christophe de BeaumontChapitre 233 sur 368 · DÉLUGE DE PAMPHLETS · texte numérisé non relu

DÉLUGE DE PAMPHLETS

réitérés de monter sur le siège de Paris, après avoir supputé les aumônes immenses* qu'il répand dans la main des pauvres, après avoir rendu justice à l'austère régularité de ses mœurs, on ajoute perfidement :

« Pour n'avoir point eu recours aux manèges obligeants d'une politique veloutée afin de parvenir ; pour avoir senti l'indécence quil y a à un évèque de nourrir plus de chevaux que de pauvres ; pour ne donner à la représentation que ce qui sied à son rang, aimant mieux avoir de bons théologiens que de beaux laquais, en est-il moins la cause des troubles qui agitent l'Église de France?... Que m'importe que le poignard qui perce • le sein de l'Église soit enrichi de pierreries? La blessure qu'il lui fait en est-elle moins profonde ? en saignera-t-elle moins longtemps * ? »

Je me suis imposé l'ingrate tâche de parcourir une quantité d'autres écrits publiés à cette occasion , et je dois dire que le plus modéré de tous est encore la série des lettres venimeuses qui parurent sous ce titre : Le Pèche imaginaire ^. Mais comment ne pas reconnaître, à ce titre seul, la vieille tactique du parti qui se figure avoir raison d'un adversaire, en Taccusant de s'en prendre à un fantôme ou de ferrailler contre les moulins ?

Restait la ressource de mettre l'aflfaire entière sur le dos des Jésuites. On ne s'en priva pas. Les nouvellistes, épiant certain voyage du P. Griffet à Versailles (où il était appelé pour confesser la duchesse de Marsan gravement malade), conjecturaient qu'il pourrait bien

1 Lettre d'un saint prêtre (sic) en réponse à madame la comtesse de *** ; 10 pages in- 4".

* Série de sept lettres, imprimées sur deux colonnes ; 1 38 pages in-4».

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