LE DIPLOME DE MAITRE ES ARTS
maître es arts « à runanimité des voix *. » C'est ce qu atteste le document signé par le chancelier de Tuniversité toulousaine, et contresigné par un docte religieux de la Compagnie de Jésus, le P. Boysson, sous les « auspices » duquel il s'était présenté aux épreuves de l'acte public.
Les jansénistes répandirent plus tard tant de mensonges, relativement aux qualités naturelles de l'archevêque de Paris et au succès de ses études ; les dictionnaires biographiques ont tant répété depuis, sans peutêtre songer à mal, les dires intéressés de ces caloiqniateurSj qu'il ne nous déplaît nullement d'avoir sous les yeux une preuve nouvelle de la déloyauté des uns et de la facilité inconsciente des autres à leur faire écho. Le diplôme dont je parle . ne se borne point, en effet, à signaler « la brillante érudition » du candidat, « l'ingénuité de ses mœurs et l'intacte renommée de sa ^ie * ; » on y constate encore cpi'il a « vaillamment traversé les périls de la dispute solennelle ainsi que la sévérité des concours 3. » et l'approbation sans réserve de tous ses juges témoigne en quelle estime chacun tenait dès lors « son mérite et son talent*. » Nous ne tarderons pas à nous convaincre qu'il y avait, dans, ces éloges, autre chose qu'une formule de félicitations banales.
Un seul événement de famille vint jeter quelque distraction au milieu des travaux que poursuivait, avec une ardeur infatigable, notre jeune maître es arts. Le
1 « Nemine prorsus discrepanle. »
' « Egregia eruditione, bonis moribus, honesta existimatione et fama prœditus. )► ' « Publica disputatione et severiore examine strenue se gessorit. » ^ « Summo omnium doctorum ac magistrorum qui aderantassensu. »