‹ Christophe de BeaumontChapitre 306 sur 368 · MORT DE BENOÎT XIV · texte numérisé non relu

MORT DE BENOÎT XIV

vœux que je ne cesserai jamais de former pour elle, et de tous les sentiments avec lesquels, etc.

f Ghr., archevêque de Paris 1.

Nous ne dirons rien d'une instruction très étendue que Beaumont expédia de La Roque, un mois après, pour disposer les fidèles de son diocèse au jeûne quadragésimal. Elle roule tout entière sur la Bènitence^ dont il développe, en s'appuyant d'un texte de saint Jean Chrysostome , les six caractères principaux : l'huraffité, la componction, le pardon des injures, le patience et même les actions de grâces dans les adversités, la compassion pour les pauvres, le zèle de la prière ^. Nous avons hâte de dire quel événement provoqua une autre lettre pastorale, non moins digne de sa piété et de son amour des âmes.

Benoît XIV était mort, le 3 mai de l'année précédente, laissant une mémoire révérée. Bien des intrigues humaines se nouèrent autour du conclave qui devait élire son successeur. Le cardinal Cavalchini 'fallait être élu, lorsque la France lui fit donner l'exclusion. On n'en indique pas d'autre raison, sinon « qu'il était attaché aux Jésuites et qu'il avait voté pour la canonisation de Bellarmin ^ ». Cette démarche du ministère français fit beaucoup de bruit et fut généralement blâmée, surtout à cause de son éclat. Le 6 juillet 1758, Charles Rezzonico, qui passait pour ne ressembler guère à Cavalchini, ceignait la tiare sous le nom de Clément XIIL

On se figurerait difficilement aujourd'hui la joie déli-

i Registres capitulaires (A.rchives nationales, LL, 335**). * Mandement du 14 février 1749. ' Mémoires de Picoty t. III, p. 371.

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