‹ Christophe de BeaumontChapitre 66 sur 368 · SON ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

SON ADMINISTRATION

mais il lui faudra compter, dès les premiers jours, avec Ténergique activité d'un prélat qui fait bonne garde. Rarement, d'ailleurs, évêque fut mieux secondé par ses auxiliaires. Aussi Tabbé de Beaumont partagera-t-il avec son collègue, l'abbé Dubois, docteur de Saint-Sulpice, le lot d'injures que leur attirait, de la part des appelants, le témoignage de la confiance épiscopale.

Administration de Sulpiciens et de Jésuites ! disaient les opposants, parmi lesquels se distinguait un groupe trop nombreux de génovéfains, hommes d'une doctrine plus que suspecte, prieurs-curés de trente-deux paroisses du diocèse , y compris celles de la cathédrale et de Saint-Honoré de Blois. Le jésuite pour eux, c'était l'abbé de Beaumont, qui, du reste, ne se défendait pas d'un tel brevet d'orthodoxie. Dans la querelle que suscita bientôt après la dénonciation des cahiers du génovéfain à qui le précédent évoque avait confié sa théologie , il ne se montra pas le moins ardent à payer de sa personne, pour maintenir l'inviolabilité des droits et des enseignements de l'Église. Plus d'une fois même il tenta de ramener, par les voies d'une pacifique controverse, tel dissident qu'on s'était vainement efforcé jusque-là de persuader et de réduire. Mais ce fut toujours sans succès pour son apostolat, car les uns et les autres, à l'exemple du curé de Chitenay, affectèrent de s'aheurter aux déclamations rebattues sur « les défauts révoltants de la Bulle, la nécessité de l'Appel et la réalité des miracles des appelants ^ » Il y avait le parti pris de s'aveugler. Mgr de Crussol dut sévir.

Nous ne suivrons pas le religieux prélat dans l'œuvre

1 Nouvelles ecclésiastiques ûe 1748, p. 101.

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