‹ Christophe de BeaumontChapitre 67 sur 368 · OFFICIALITÉ DIOCÉSAINE · texte numérisé non relu

OFFICIALITÉ DIOCÉSAINE

difficile qu'il avait entreprise, de concert avec ses vicaires généraux, pour purger du venin les églises et les paroisses, les presbytères et les couvents qui en étaient alors le plus infectés. On n'ignore pas de quels actes dé vigueur il frappa, en cette rencontre, certaines obstinations coupables chez les filles de Sainte-Marie de Blois , et surtout au monastère des Ursulines de Vendôme ; mais la part qui revint à l'abbé de Beaumont, dans Tensemble des mesures de réforme , est aujourd'hui trop effacée pour que nous songions à enregistrer le détail des faits. Mis à la tête de l'officialité diocésaine, le 22 novembre 1737 , il exerça jusqu'au 6 décembre 1740 ces délicates fonctions de la juridiction contentieuse avec une fermeté pleine de tact et de mesure qui ne rencontra guère que des approbateurs.

Avouons, cependant, qu'il eut à subir l'animadversion chagrine de quelques esprits étroits, toujours prêts à se croire victimes de procédés superbes et de façons hautaines. C'étaient apparemment les mêmes hommes qui certifiaient naguère que M. de Crussol, pour faire oublier sa grande jeunesse, avait, dès son arrivée dans le diocèse, affecté le ton impérieux : « Je veux, je prétends, j'entends ^ » Il est vrai qu'on daignait « démêler dans son fond des qualités naturelles qui le rendraient aimable. » Mais l'abbé de Beaumont se soucia toujours fort peu de mériter les suffrages d'un parti qui, dans ce temps-là même , ne rougissait pas de mettre outrageusement en balance les* vertus de saint Vincent de Paul et les actes scandaleux du diacre révolté contre l'Église. Il faut lire, dans le détestable organe de la secte,

^ Nouvelles ecclétiastiqiteSy 1735, p. 81.

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