UK COMITÉ DE SECOURS
une réunion d'hommes honorables chargés de veiller à l'approvisionnement général.
Le premier soin du comité fut d'envoyer à Nantes un des représentants autorisés de l'ancienne bourgeoisie, avec mission d'y négocier des achats fort considérables de grains qu'on se hâtait d'emmagasiner dans les greniers publics. Outre ces blés de Bretagne, on en fit venir de Zélande des convois importants, et l'évêque du diocèse réussit à employer son crédit auprès de l'intendant de la généralité de Moulins, afin d'obtenir les céréales du Bourbonnais au meilleur marché possible. C'est à la. sagesse des dispositions prises que la cité de Blois dut l'avantage de s'avitailler assez pour être en état de restituer, après deux ans, jusqu'à l'avance de cinquante mille livres qui lui avait été comptée, par provision, sur le trésor royal. Inutile d'ajouter que l'abbé de Beaumont, dont les aumônes courantes absorbaient déjà presque tout le revenu, ne demeura néanmoins en arrière de personne, au milieu d'une crise exceptionnelle qui sollicitait le concours libéral de tous. Il préleva même, dans ce but, une forte réserve de la mense abbatiale qu'allait lui assurer le titre nouveau dont il venait d'être investi.^
Le 4 avril, en effet, notre chanoine-comte de Lyon, vicaire général et officiai de Blois, avait été nommé à l'abbaye commendataire de Notre-Dame de Vertus, au diocèse de Châlons-sur-Marne. Les pauvres seuls, grâce à Dieu, bénéficieront de ce surcroît de fortune. ,
La petite ville de Vertus, aujourd'hui chef-lieu de canton et de doyenné dans l'arrondissement de Châlons^
l On la trouve désignée, dans les anciennes chartes, sous ces divers noms : VirtuduiHy t, — VirtutufOj i, — VirtuSy lis, — Virtutes^ tum. Elle est située € à six lieues de Chaalons, du côté de Toccident, > écrivait Dom Beaunier