‹ Christophe de BeaumontChapitre 86 sur 368 · APPEL A LÉVÊQUE · texte numérisé non relu

APPEL A LÉVÊQUE

punis; mais nos sentiments souffrent trop d'être impliqués dans cette affaire, et de nous voir traités à ce point, sans l'avoir mérité, parce que notre conduite est irréprochable, et même exempte de soupçon. Il nous importe donc de nous plaindre et de nous justifier. Dans cet objet qui ne peut être plus intéressant, cette partie de vos ouailles implore vos bontés et votre tendresse vraiment pastorales; vous leur tendrez, Monseigneur, vos bras secourables, vous serez touché de leur état, et vous ne permettrez pas qu'elles soient ainsi déshonorées. Leur confiance dans votre protection ne peut être plus grande : accordez-nous-la, Monseigneur, nous vous en conjurons, et la grâce d'être persuadé du respect très profond avec lequel, etc. K

La réponse de l'évêque de Bayonne est du 9 avril. Il a été impossible de découvrir la lettre originale, mais, traduction faite d'une communication officielle du maire à ses jurats, nous apprenons que Mgr de Beaumont s'y montrait vraiment « mortifié » de ne pouvoir s'occuper de cette affaire : d'abord, parce qu'elle n'avait pas été conduite au point voulu pour que ses démarches aboutissent à un résultat appréciable, puis, parce que son départ très prochain de Paris allait lui enlever l'espérance de la mener jamais à terme. Nous savons, au surplus, que l'intendant Mégret de Sérilly en était encore, le 13 décembre de l'année suivante, à s'efforcer de vaincre les résistances de MM. du Corps de Ville, mais il ne reste pas trace d'une nouvelle intervention de l'évêque dans les péripéties de ce long débat. Cherchons-le sur un autre terrain.

Dans les derniers mois de 1742, on retrouve Christophe de Beaumont à Blois d'abord, où l'attendaient impatiemment bien des cœurs amis, puis au château

\rcliivc9 de Bayonne (reg. BB, 80, p. 30:^).

Page 1