‹ ChristusChapitre 105 sur 284 · Nayille, op. laud., p · texte numérisé non relu

Nayille, op. laud., p

2. Erman, La Religion égyptienne (traduction Vidal), p. ST. 88.

Malgré beaucoup d'incohérences, ne ressort-il pas de ce tableau la figure d'un Etre suprême qui a tout créé, toutes les choses et tous les dieux ? N'en fallait-il pas conclure que lui seul méritait les adorations des hommes? Nombreux sont les hymnes qui répètent les mêmes idées sous une forme analogue. Nulle part, certes, on ne dit qu'il n'y a qu'un seul vrai dieu et que tous les autres sont faux, mais ces autres sont l'œuvre d'un premier, et ce premier est seul, seul dans chaque ville en particulier, à Memphis, à Thèbes, seul sur toute la surface de l'Egypte, seul au ciel. C'est le même qui est partout sous différents noms. « Il est l'Amon, qui réside en toutes choses, ce dieu vénéré qui était dès le commencement. C'est d'après ses desseins qu'existe la terre. 11 est Phtah, le plus grand des dieux, celui qui devient un vieillard et qui se rajeunit comme un enfant dans une durée éternelle ^ » Ailleurs, le même dieu est identifié avec Atoum d'Héliopolis, avec Thot d'Hermopolis.

Malgré cette haute conception de la divinité, les Égyptiens restèrent pratiquement polythéistes, et conservèrent une armée de dieux, auxquels ils élevèrent des temples, dressèrent des statues, offrirent des sacrifices.

Quant à leurs sentiments religieux, la fermeté de leurs convictions, leur respect de la divinité, leur confiance en elle, la spontanéité de leurs hommages, l'empressement à faire leurs offrandes, leur fidélité aux cérémonies sacrées, aux pratiques cultuelles, en un mot l'observation effective de la religion, tout

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