Hebr., i, i
pour garant et les prophéties accomplies, et les miracles constatés, et la sainteté surhumaine du Fils de Dieu, et le témoignage permanent donné au monde par le Saint-Esprit dans l'Eglise catholique elle-même, une, sainte, indéfectible, féconde en biens infmis, capable de promouvoir, en elle et hors d'elle, la réforme, le relèvement moral et religieux de l'humanité. Tranquille dans cette foi, méritoire à la fois et raisonnable, dont les mystères dépassent son esprit sans le contredire, le catholique peut étudier sans crainte les religions distinctes de celle qu'il sait être la seule vraie.
Hors de cette religion — patriarcale, ou israélite, ou chrétienne-catholique — il sait qu'il y a des hommes <(. cherchant à tâtons » ce que lui possède dans la lumière relative de la foi; des hommes adorant « le Dieu inconnu ^ » qui lui a été annoncé, à lui, et qu'il connaît en disant : « Notre Père, qui êtes aux cieux ». Et il sait aussi que des restes des vérités primitives subsistent encore chez ces peuples, se transmettent, mêlés à de multiples et effroyables erreurs, de génération en génération. Il sait que ces peuples ont une âme comme les chrétiens eux-mêmes, des désirs, des aspirations religieuses bâties sur le même plan, faites pour la même Fin. Il ne s'étonne pas, en conséquence, de voir ces désirs, ces aspirations se traduire par des institutions, par des sentiments, par des rites analogues : ce que lui-même cherche et trouve en vérité, dans les dogmes, les rites, les sacrements chrétiens, — les autres peuples le cherchent aussi, sans le trouver,