‹ ChristusChapitre 113 sur 284 · VII. — Offrandes. Sacrifices. Prêtres · texte numérisé non relu

VII. — Offrandes. Sacrifices. Prêtres

j^ôu^ftôtiôrérles dieux on leur offrait des présents, de l'or, de l'argent, tout ce qui pouvait orner leur sanctuaire; et, de plus, des aliments, des libations. Devant eux on plaçait des pains sans levain, au nombre de douze ou de trente-six (12 X 3), de la fleur de farine, du miel, du beurre, des dattes et autres fruits, du lait, de l'huile, du vin ordinaire et du vin de sésame, en général des aliments doux. On faisait brûler devant eux de l'encens et diverses substances aromatiques. A ces offrandes s'ajoutait le sacrifice proprement dit, qui consiste à offrir à la divinité, par l'immolation, un animal vivant. Le sacrifice chez les Sémites « est l'expression, par un acte solennel, de cette idée que tout appartient au dieu, et la reconnaissance de ce droit, en même temps que l'expression du désir de se rapprocher de lui. Ce désir étant la base même du sentiment religieux, le sacrifice est l'acte religieux par excellence » (Lagrange) ^. Dans quelques textes « on entrevoit cette idée que le sacrifice des animaux tient la place du sacrifice humain qui auraitdû, sans cela, être offert aux dieux. D'autre part, il n'y a aucune trace certaine d'une offrande réelle de sacrifice humain, soit dans la littérature

1. Études sur les Religions sémitiques, 2« éd., p. 274. Voir aussi DiiORME, l. c, p. 264-277 ; Fr. Martin, Textes assyriens et babyloniens^ p. ivi et suiv. ; Zimmern, Babylonians andAssyrians, n»7.

(babylonienne), soit dans les scènes représentées sur les monuments. On en vint à regarder les offrandes, pour une grande part, comme de simples redevances dues aux temples, et comme moyen d'entretenir les prêtres nombreux » (Zimmern). Les animaux offerts en sacrifice étaient des quadrupèdes, des oiseaux et des poissons; parmi les quadrupèdes, surtout des bœufs, moutons, agneaux, gazelles, chevreaux, bouquetins.

Il y avait des classes spéciales de prêtres pour les diverses fonctions du culte : pour offrir les sacrifices, présenter les hommages, les prières des hommes à la divinité, et pour transmettre aux hommes la volonté des dieux. A côté du prêtre sacrificateur, il y avait le prêtre conjurateur ou exorciste, qui pratiquait les rites et récitait les incantations à l'effet de chasser les démons causes des maladies ; ces attributions l'amenaient naturellement à remplir le rôle de médecin. Le prêtre bârû s'occupait de la divination (voir plus haut). D'autres avaient la charge de chanter les hymnes, etc. Aux prêtres appartenait l'art extrêmement compliqué de Técriture, la composition des chants sacrés, la connaissance de l'astronomie, des plantes médicinales et d'une foule d'objets, de faits et d'observations touchant de près ou de loin à la religion, ainsi que le soin de conserver et d'interpréter cette immense littérature.

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