Voir plus liaut, p. 679, n. i
aux hommes^ . » De là ce surcroît de tendresse qui lui fait serrer autour de soi ceux qui participent au cher privilège dont les autres n'ont pas voulu : « Ne craignez pas, petit troupeau, parce qu'il a plu à votre Père de vous donner le royaume^. » De là cette prophétique parole qui s'est réalisée et tous les jours se réalise avec une si frappante vérité : « Vous croyez que je suis venu mettre la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division. Car désormais, qu'on soit cinq dans une maison, l'on sera divisé, trois contre deux et deux contre trois, le père contre son fils et le fils contre son père, la mère contre sa fille et la fille contre sa mère, la belle-mère contre sa bru et la bru contre sa belle-mère^. » Si quelqu'un aime son père ou sa mère plus que moi, il n'est pas digne de moi^. »
La personne de Jésus. — La bonne voie et la bonne nouvelle prêchées par Jésus ne sont pas deux doctrines extérieures l'une à l'autre, mais intimement tissues l'une dans l'autre. Il y a plus : ce ne sont pas là deux doctrines extérieures à celui qui les prêche, mais deux convictions profondément enracinées dans son âme et dont l'union même donne à sa figure son inimitable, son inexprimable originalité.
D'un côté, Jésus rassemble, renforce, exalte dans sa personne les traits distinctifs de ces « doux », de ces « pauvres » dont les plaintes empHssent la Bible, et qui chantent dans les psaumes leur perse-