‹ ChristusChapitre 155 sur 284 · Marc, 1, 21-22; cf. Matth., vu, 28-29; Luc, iv · texte numérisé non relu

Marc, 1, 21-22; cf. Matth., vu, 28-29; Luc, iv

Il s'impose aux forces physiques qu'il ploie à son gré. Il parle à la tempête avec l'accent du maître qui se sent sûr d'être obéi. « Et il commanda au vent, et il dit à la mer : Silence, tiens-toi tranquille. Rt le vent cessa, et il se fit un grand calme ^ » Un geste, un mot lui suffisent pour rendre la liberté aux possédés, la santé aux malades, la vigueur aux infirmes, la vie aux morts : il s'approche de la belle-mère de Simon Pierre, la prend par la main et la fièvre tombe 2 : il touche un lépreux et la lèpre a disparu^. La petite fille de Jaïre est déjà couchée par la mort, Jésus lui prend la main, et l'enfant se lève et gambade dans l'allégresse de ses douze ans^ . « Jeune homme, je te le dis, lève-toi », et le fils de la veuve de Naïm se lève et il est rendu à sa mère^. Il commande au paralytique de prendre son grabat sur ses épaules, et le paralytique se dresse et emporte son grabat^; à l'homme à la main sèche d'étendre sa main, et il l'ctend ^ ; à l'aveugle de Jéricho de voir, et il voit^. La matière inerte ne lui résiste pas plus que les organismes humains : sous ses pas les eaux du lac s'affermissent^; avec cinq pains et deux poissons il rassasie cinq mille hommes ^^ avec sept pains quatre mille hommes ^^ Sûr de sa vertu toute-puis-

i. Marc, IV, 39; cf. Matth., viii, 26; Luc, vm, 24.

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