Marc, XIV, 9; Matth., xxvi
tiquité, vers un règne de justice et de sainteté. Depuis les promesses de libération, faites à l'humanité primitive ^ depuis les bénédictions promises aux patriarches 2, le portrait de l'Élu, à qui était réservé le sceptre de Juda^, s'était graduellement précisé et enrichie David s'était glorifié d'apprendre que le Messie sortirait xm jour de sa race '*. Les prophètes lui avaient attribué « l'Esprit de lahvé, Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de lahvé ^ ». Ils lui avaient donné les noms les plus magnifiques : « merveilleux conseiller, Dieu fort, père à jamais, prince de la paix ^ ». Ils avaient montré en lui l'idéal du Roi pacifique, qui entre dans sa ville monté sur un ânon ^, du Prêtre qui dffre le sacrifice agréable ^, du Pasteur dévoué à son peuple^, du Fils de l'homme, en sympathie profonde avec la nature humaine, et pourtant assis à la droite de l'Ancien des jours ^^. Vicaire de Dieu sur la terre, si intimement uni à lui que son action semblait se confondre avec l'action divine, le Messie devait établir un royaume de saints ^\ répandre avec largesse les dons de l'Esprit ^^, fonder une alliance nouvelle, gravée non sur le roc, mais au vif des