‹ ChristusChapitre 162 sur 284 · Matth., V · texte numérisé non relu

Matth., V

une affaire qui lui est personnelle. Bien vivre, c'est « le suivre ». Or, cela signifie d'abord {>wre selon ses préceptes, plus stricts et plus autorisés que ceux de Moïse : on a remarqué cent fois l'antithèse, répétée comme un refrain, du Discours sur la montagne : « Il a été dit aux anciens... mais moi je vous dis ^ », et l'on mesure avec raison l'audace et la gravité de cette parole au servile respect qui courbait les Israélites devant le texte de la loi. — Le suivre, c'est encore i^wre comme lui; le but du Discours sur la montagne, c'est de donner aux hommes qui croient au Père céleste des cœurs de fils; et qu'est-ce qu'un cœur de fils, sinon un cœur semblable à celui qui se proclame lui-même le Fils ^? — Le suivre, enfin, c'est ç^^Vre pour lui, ce qui est encore de bien plus grande conséquence. Tous les devoirs humains doivent céder devant son amour; on oserait dire qu'il trouve naturel de diviser toutes les familles et de disposer de toutes les âmes. Quiconque aime son père ou sa mère plus que moi, n'est pas digne de moi. » « Quiconque aura laissé pour moi père, mère, frères, sœurs, maison, épouse, recevra le centuple et la vie éternelle^. » Ces paroles, si on veut bien les peser, sont plus extraordinaires encore que celles par lesquelles il remet les péchés ^ ou se déclare juge des œuvres de tous, au dernier jour ^. C'est lui qu'on suit sur la route,

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