Matth., XI, 27. — Cf. supra, p
CURISTUS. 46
perdit son âme ? Que pourrait doiiDer rbomme en échange de son âme ? Qui rougira de moi et de rnses paroles devaiit cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme rougira de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Et il leur disait : « En vérité, je vous le dis, il y en a qui sont ici et qui ne goûteront pas la mort avant qu'ils ne voient le royaume de Dieu venant en puissance^. »
La leçon était dure et ne fut pas acceptée sans répugnance. Saint Marc, qui souligne la liberté et la franchise avec laquelle Jésus parlait de sfjulïrij?, rapporte aussi l'impatience et l'indignation de Pierre. Après les vifs reproches que ce dernier essuya, les disciples durent se garder d'éclats aussi marqtiés; mais l'Évangile a noté la mauvaise volonté, Vembarras, le manque d'intelligence et de sympathie^ avec lesquels ils accueillaient les déclarations ;4ï> Maître 2. Elles ne pouvaient détruire, d'ailleurs, en leur esprit les perspectives brillantes du règne attendu; elles ne faisaient que les remettre, et les remettre à un avenir qui semblait assez prochain. Il reviendrait en gloire, il revieiikdrait bientôt; s'i! y avait d'ici là de mauvais jours à vivre, les disciples ne voulaient pas trop y arrêter leur pensée. Ils caressaient plutôt la perspective agréable de la vio toire remportée et du trône messianique établi; alors, tout naturellement, c«ux qui avaient été avec lui pendant sa vie « mangeraient et boiraient avec lui à sa table, dans son royaume », et jugeraient les douze tribus d'Israël^. C'était une grande question parpii eux, et aussi peut-être dans le cercle des