‹ ChristusChapitre 170 sur 284 · Marc, IX, 32; l^uc, ix, 43; xviii, 34. 8, Luc, x · texte numérisé non relu

Marc, IX, 32; l^uc, ix, 43; xviii, 34. 8, Luc, x

saiiïtes femmes, de savoir lesquels d'entre eux auraient alors les premières places, la droite et la g^auche du Maître, lequel serait le premier*. On veillait avec un soin jaloux, à ce que des étrangers ne vinssent pas troubler la fête, occuper les places réservées 2. Des préoccupations d'amour-propre quelque peu naïf s'unissaient donc dans l'âme des Apôtres à beaucoup d'enthousiasme et d'amour pour leur admirable Maître, à la croyance sincère qu'il était le Christ, fils de Dieu, venu en ce monde 3, et qu'il possédait les paroles de la vie éternelle^. Comme des semences jetées en terre profonde, les hautes déclarations du Maître attendaient, pour produire toute leur fécondité, une puissante effusion d'en haut.

La prédication des Douze et V Église naissante. — Deux grands faits expèiqueût et dominent la vie de l'Église naissante : la résurrection de Jésus et la descente du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte. Sous l'impuision divine, les Apôtres deviennent vraiment d'autres hommes, et, dans Jéritsalem, c'est un émerveillement. Hier encore timides jusqu'à la lâclieté, blottis au cénacle, toutes portes closes, dans la crainte de la police juive, les disciples déploient soudain à prêcher Jésus crucifié et ressuscité une telle ardeur que leurs auditeurs y voient l'effet d'une passagère ivresse ^. Le merveilleux est que cette ivresse durera autant que la vie des disciples. Ni les

i. Marc, IX, 33-41; x, 3o; Luc, ix, 4G; xxir, 24.

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