‹ ChristusChapitre 173 sur 284 · Act., I · texte numérisé non relu

Act., I

croyants, ce qui revient exactement au même. On insiste sur l'étroite unité, l'intimité de la vie de l'Éolise en ces commencements. « La multitude des croyants n'avait qu'un cceur et une âme, et personne ne disait que quelque chose fût sa propriété, mais tout leur était commun ^ . » Le narrateur continue : « Et les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus avec une grande force et une grande grâce était sur tous (les croyants)^. » Le Saint-Esprit qu'on « voit » et qu'on « entend^ », remplit tous les cœurs d'une joie actuelle et débordante. On est frappé du peu de place que l'imminence de la parousie semble alors tenir dans les préoccupations. Sans doute, l'idée n'en est pas absente ^ ; mais le grand fait qu'on affirme, c'est celui de la dignité messianique de Jésus, dignité attestée par sa résurrection, attestée même par ses souffrances. Il faut qu'Israël y croie : le moyen de Fy attirer, ce sont, comme du vivant du Sauveur, les miracles et les signes extraordinaires : « Donne, Seigneur, à tes serviteurs de prêcher ta parole en toute liberté, tandis que ta main s'étendra pour des guérisons, des signes et des prodiges par le nom de ton serviteur saint, Jésus ^. » Le contenu de la pré^ dication est plus simple que du temps du Maître ; elle consiste principalement à affirmer, avec rappel des miracles de Jésus et des prophéties de l'Ancien Testament, que cet homme que Pilate avait fait mou-

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