‹ ChristusChapitre 174 sur 284 · Act., IV · texte numérisé non relu

Act., IV

rir était le Messie, qu'il était ressuscité, qu'il était au ciel et qu'il reviendrait juger le monde'. Sur les rapiports naturels de Jésus avec son Père, point encore de réflexion explicite ; le nom de fils (uîoç) est habituellement remplacé par celui plus vague de noiiç^ qui, en rappelant la fameuse prophétie messianique du Serviteur de lahvé, voilait plutôt qu'il ne découvrait ce que Jésus avait laissé voir de sa vie intime avec Dieu et en Dieu. Pourtant, comme on l'a fait remarquier, même dans ces résumés con<jis de prédication apologétique, des expressions ou des allusions rapides nous transportent bien au delà du messianisme judaïque. « Non seulement le Christ est plus grand que David, mais il est le juge des vivants et des morts, il est le prince de la vie; il est la pierre angulaire, il est le médiateur indispensable

et le sauveur universel, il est le Seigneur de tous

Cette universelle seigneurie est certainement un attribut divin, et c'est un aussi que d'envoyer F Esprit- Saint ou d'avoir un nom si sublime qu'il soit le seul nom sauveur et que sa seule invocation guérisse les malades^. »

Ce témoignage de la prédication officielle apparaît encore en plus vive lumière, lorsqu'on y joint l'étude du culte, de la prière, de la vie intérieure des premières communautés chrétiennes, tels que les révèlent les Actes et les Epîtres ; c'est eh les éclairant Tnn par l'autre que l'on se fera une juste idée de la place de Jésus dans l'Église naissante. Élevés dçtns

\. Act., n, 22; III, 15, 21, 26; X, 42, etc.

2. ITaïç en grec, comme puer en latin, boy en anglais et même garçon en français, signifie à la fois enfant et serviteur.

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