‹ ChristusChapitre 176 sur 284 · Jude, 25; Eph., m · texte numérisé non relu

Jude, 25; Eph., m

suivant la magnifique expression de Bossuet, elle sent en elle une telle poussée de jeunesse, qu'elle songe bien plus à l'expansion et à la conquête, qu'à de méthodiques inventaires. La connaissance positive que l'Église a de Jésus, n'est point encore conceptualisée en formules scientifiques, et c'est en vain qu'on chercherait dans les écrits du Nouveau Testament le terme consul stantiel on son équivalent technique. Mais qu'un jour les controverses surgissent, l'Église n'aura qu'à se regarder croire, prier et agir, pour pouvoir définir, sans rien ajouter à son contenu, la vérité religieuse dont elle avait la connaissance directe et concrète.

Une communauté religieuse, qui avait ses chefs, ses rites particuliers du Baptême et de l'Eucharistie, sa profession de foi à elle, et créait entre ses membres le lien d'une nouvelle fraternité, était appelée à rompre avec le judaïsme ofîiciel. Pourtant, dans les premiers temps, si quelques esprits avancés découvraient l'incompatibilité profonde de la Synagogue telle qu'elle était alors constituée et de la nouvelle voie et la dénonçaient en public, les Douze n'allaient pas, semble-t-il, jusqu'à se solidariser avec eux. Un pas énorme fut fait, lorsque l^ierre, non seulement admit des gentils à une certaine société avec les croyants, ce qui n'aurait rien eu de si extraordinaire, mais encore constata que l'Esprit-Saint descendait sur eux comme sur les Israélites, et ne voulait pas qu'on leur imposât les observances de la loi^. Cependant, cette révélation ne consomma pas la rupture avec le judaïsme ; il semblait encore à plus d'un qu'être

Page 1