‹ ChristusChapitre 177 sur 284 · Act., \ el XI · texte numérisé non relu

Act., \ el XI

chrétien, c'était la manière excellente, la manière vraie d'être juif, et quand on apprit à Jérusalem que les nouveaux missionnaires, Paul et Barnabe, ouvraient toutes grandes aux païens les portes delà foi^ il y eut g^rand émoi parmi les frères. Paul dut se rendre à Jérusalem pour exposer et faire approuver son Évangile aux colonnes de l'Église, Pierre, Jacques et Jean. L'affaire fut portée en assemblée plénière et provoqua un vif débat. L'interventioa d-e Pierre fit triompher la thèse de la liberté des Gentils, la discontinuité entre l'Israël &elon la chair et ce que Paul appellera « l'Israël de Dieu », le salut offert à tous par la grâce de Jésus-Christ sans les œuvres de la Loi^. Le Concile de Jérusalem avait sanctionné le principe libérateur ; ce serait la mission de saint Paul d'en poursuivre la réalisation, avec une inlassable ardeur, dans le vaste monde de la gentilité.

La pj'édication de saint Paul. — On a appelé saint Paul « un pharisien retourné ». Quoique pittoresque, le mot est exact. Tout le zèle dont Paul avait fait preuve pour l'observation de la loi entendue au sens le plus strict, — et nui n'y était plus acharné que lui, nous pouvons l'en croire ^, ■— tout ce Kèle et plus encore, il le déploya après sa conversion au Christ, contre ceux qui voulaient assujettir aux observances légales les chrétiens venus du paganisme.

Ainsi la religion de Jésus n'est plus pour Paul une manière supérieure de praticjuer le judaïsme. Parfois cependant, et surtout dans l'Epître aux Romains , cette charte de libération de nos Églises, on a l'impi^ssion

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