‹ ChristusChapitre 19 sur 284 · A. Arcin, La Guinée française, Paris, 1907, p · texte numérisé non relu

A. Arcin, La Guinée française, Paris, 1907, p

du Niger, Dieu est communément appelé Olorun, c'est-à-dire « le Maître des cieux' ». Mais on vénère aussi un grand nombre d'autres divinités : ce sont les Orishas, qui président à l'atmosphère, au feu, au commerce, à la naissance, à la mer, à la guerre, à la chasse, à l'agriculture, etc.

N'oublions pas les esprits du foyer ou Egun, ni les esprits mauvais ou Esu.

Les féticheurs [Babalawo], là comme presque partout, jouent un grand rôle, spécialement pour les rapports avec les morts, les nombreux sacrifices qui sont offerts, la divination et l'interprétation des présages.

Les Yorubas, également, ont un véritable système de morale religieuse, ordonnant le respect pour les « dieux », l'obéissance aux parents et aux chefs, la fidélité dans le mariage, l'exercice de l'hospitalité, et défendant le meurtre, le vol, la magie, l'adultère, le suicide, etc. : le tout basé sur une sorte de Providence immanente, qui récompense le bien et punit le maP.

Dans son remarquable ouvrage sur les tribus du Bas Niger, le major A. Glynn Léonard nous donne des détails identiques ^.

Dans les populations hamitiques, qui s'adonnent surtout à la vie pastorale, comme les Massai, les Gailas, les Peuls, etc., l'organisation familiale est

i. Rev. James Johnson, Yoruha Heatfieni'sm, Londres, 1899.

2. R. E. Dennett, At the back oflhe Black Man's inind, p. 267.

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