A. G. Léonard, The Lower Niger, Londres
peut-être encore plus fidèlement gardée que chez les Nigritiens et les Bantous.
Les Massai, qui sont exclusivement pasteurs, ne connaissent ni temples, ni images, ni fétiches quelconques; mais on peut dire qu'ils ont perpétuellement à la bouche le nom de Dieu, En-Ngaï, sans que, d'ailleurs, ils puissent dire au juste où il est et ce qu'il est. Les femmes prient généralement deux fois par jour, le matin et le soir, ainsi que dans les circonstances exceptionnelles, quand, par exemple, les guerriers livrent combat. Les hommes et les enfants, eux, ne prient guère qu'en temps de sécheresse ou lorsqu'une maladie frappe le bétail. Les sacrifices sanglants sont assez communs. Les Massai" croient à l'existence de l'àme humaine, ainsi qu'à sa survivance, mais ils ne craignent pas les esprits.
Avec les Gallas ou Oromo, nous arrivons à des notions religieuses si claires et si définies, qu'il n'y a pas lieu d'insister. Ils connaissent Dieu [Waka], les bons esprits ou bienheureux (Aoulia), les offrandes et les prières, un sacrifice ou cérémonie de l'alliance [Wadadja).