‹ ChristusChapitre 210 sur 284 · Ibid., VI, vu (P. G., t. VI, col. WJ · texte numérisé non relu

Ibid., VI, vu (P. G., t. VI, col. WJ

3. P« Apologie, lxv et sqq. (P. G., t. VI, col. 428 et sqq. .

apologistes le rend, nous l'avons insinué déjà, plus représentatif. Saint Justin n'est point à ranger parmi ceux qu'un critique anglican^ a appelés les « géants » de la littérature chrétienne. Ce n'est ni un penseur profond, ni un grand écrivain; il n'est point, comme Tatien, curieux d'eiïets de style, et ses citations sont banales 2.

Si Justin était un savant, c'était dans le cercle modeste de la petite communauté. Il importe de s'en bien rendre compte, et de ne pas se figurer une séparation abrupte entre le christianisme rationnel de nos apologistes et la religion des simples croyants.

L'hérésie gnostique. — La tendance à rationaliser la religion était puissante, et elle devenait tout naturellement populaire. L'histoire du gnosticisme suffirait à le prouver. Le mot de gnose signifie science, et on le trouve employé dans les écrits orthodoxes et même canoniques pour désigner la doctrine chrétienne et surtout l'intelligence supérieure que l'on en peut avoir^. Mais auprès de la gnose orthodoxe, vantée par saint Paul et par saint Jean, l'on distingue une fausse gnose, contre laquelle il leur fallut prémunir leurs chrétiens. Ses

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