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Clément, Stromates, vi, 10 (P. G., t. IX, col

2. Mê' ^kiwfol^ Éludes (Vhistoire et de théologie positive, 113, p. 177.

Origène partage cette sympathie pour la sagesse antique'. A Tinfluence platonicienne il est redevable de ce goût du suprasensibleet du mystique qui, en théologie, Ta retenu dans les hautes spéculations sur la Trinité, les Anges, l'âme humaine, et, en exégèse, Ta amené à traduire les faits historiques de la Bible en figures des vérités spirituelles. Il eut donc de quoi satisfaire ces vagues et complexes tendances qui cherchaient à prendre corps dans un- nouveau platonisme et on a pu aller jusqu'à dire que Plotin n'était qu'Origène déchristianisé. Ce goût du suprasensible et du mystique ne le rendit pas, d'ailleurs, incapable d'apprécier la philosophie d'Aristote, « plus humaine, dit-il, et plus franchement sympathique que les autres sectes ^ à ce que notre nature a de bon ». Celte admirable largeur d'esprit s'alliait à une science très étendue et à une surprenante puissance de travail. Malgré les déficits littéraires, — pesanteur du style, laisser-aller de la composition, — le Discours contre Celse demeure une des meilleures apologies du christianisme par la loyauté des discussions et la justesse des réponses : c'est pur plaisir de voir cet « intellectuel » saisir avec tant de finesse les arguments d'ordre psychologique et moral, défendre avec tant de chaleur convaincue la sincérité des évangélistes ou la sainteté de l'Eglise. Par ses Hexaples^ Origène a été l'initiateur de l'exé-

1. « Aucun sujet ne nous était interdit, dit son élève Grégoire le Thaumaturge, rien ne nous était caché ou inaccessible; il nous était permis d'apprendre toute doctrine, barbare et grecque, mystique et civile, divine et liumaine, de tout parcourir et de tout scruter en pleine liberté ». Panégyrique d'Origène, xv (P. G., t. X, col. 1096).

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