Ibid., 1», Q. 1, a. 2 et
sortent ; qui montre l'insuffisance des objections des incrédules. Au reste, toutes les connaissances humaines peuvent, avec la philosophie, aider à une meilleure intelligence de la vérité divine, prêchée par l'Église, contenue dans la Bible, et par là rattachée à l'histoire : « Toutes les sciences, écrit saint Thomas, rendent service à la science sacrée comme ses vassales ' . »
La conviction de l'entier accord de la raison et de la foi, c'est le point de départ de la Scolastique ; la paix de l'esprit au spectacle harmonieux de toutes les vérités hiérarchiquement organisées, c'est son triomphe. C'était donc en prendre l'exact contrepied et l'attaquer au plus intime, que d'introduire, avec les Aperroïstes^ la théorie des deux vérités contraires, et de dire que « ce qui est vrai en théologie peut être faux en philosophie ». L'Eglise condamna cette erreur, et elle a, depuis lors, marqué une faveur toujours croissante à celui de tous les systèmes théologiques dont l'esprit est le plus contraire à l'esprit averroïste, à la théologie de saint Thomas.
Parmi les scolastiques, il en est un qui prime tous les autres, c'est saint Thomas d'Aquin^. So-