‹ ChristusChapitre 235 sur 284 · Ptolf.mée dk LUCQL'ES · texte numérisé non relu

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4. A celui qui veut connaître saint Thomas, ce n'est pas en premiore

A table, il fallait veiller sur lui comme sur un enfant, tant il était absorbé dans ses pensées \ « et la confession de ce docteur, au dernier jour de sa vie, fut semblable à celle d'un petit garçon de cinq ans ^ ». Un de ses biographes rend assez heureusement, à la façon du moyen âge, l'impression que laisse cette très grande et très naïve figure. « Toute sa vie, écrit-il, fut comme d'argent, candide en sa conversation, pure en son action, sonore en sa doctrine ^. » Rien ne peut rendre son bel optimisme, et son goût profond de tout ce qui est humain. Après qu'on a appris à connaître la piété franciscaine, il faut lire et méditer les pages où le Docteur angélique développe sa morale et sa doctrine spirituelle. C'est une tout autre saveur, un tout autre accent. La Divinité, enseigne-t-il, est tout ce qu'il y a de plus aimable, et c'est seulement en raison de notre faiblesse que nous trouvons plus d'attrait aux mystères de l'humanité du Christ^. Ce principe, professé communément au moyen âge, est chez saint Thomas un vrai cri du cœur. Qu'on prenne les chapitres de la Somme contre les Gentils sur la pauvreté et la

ligne la lecture de la Somme théologique qu'il faut conseiller, mais celle de la Somme contre les Gentils, de certaines des Questions disputées et de certains des Opuscules. Le sectionnement des questions, la séparation des objections et des réponses, rendent assez ingrate au lecteur moderne la Somme théologique. Son auteur, au reste, n'en voulait faire qu'un manuel à l'usage des commençants, comme il le dit dans le Prologue.

1. Tocco, X, p. 64 : € Circa quem oportebat semper assumere nutricis offlcium, propter abstractionem quasi continuani et frequentem ad caelestia mentis raptum... et praeparare ante ipsuin quod sumeret, ne in his quae nocerent error contingeret, si abstraclua continue in sumendis erraret. »

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