‹ ChristusChapitre 255 sur 284 · Ibid., P. Il, cil. XX ; éd. d'Annecy, p · texte numérisé non relu

Ibid., P. Il, cil. XX ; éd. d'Annecy, p

4. Un bon juje, W. Olier, le fondateur de Saint-Sulpice, disait de François de Sales qu'il ciait, « dans le fond de sa conduite, le plus mortifiant de tous les saints » (Discours sur M. de Sales}.

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Mais dans la suite, il concluait : « Ne vous inquiétez même pas de savoir s'il y a des répugnances ou des goûts de la nature. »

Cette seconde manière est celle des instructions que, dans les dernières années de sa vie, il donnait aux Visitandines. « C'est le haut point de la perfection de se contenter des actes secs, nus et insensibles, exercés par la seule volonté supérieure^. » « Tous les derniers documents de notre Bienheureux Père, dira plus tard sainte Chantai, tendaient à ce dénûment de nous-mêmes et totale dépendance de Dieu et à cet esprit de générosité^. » Elle-même a vécu de cet esprit; c'est la manière forte qui est la sienne, beaucoup plus que la manière suave. « Je ne les nourris nullement tendrement », écrit-elle en parlant de ses religieuses. « J'ai aversion aux mollesses d'esprit et trop grande tendreté ; enfin l'esprit de Dieu est joyeux et vigoureux et non tendre ni languissant^. » « Je désire que nous soyons de vraies amazones spirituelles *. » On voit que si cette verdeur et vigueur de christianisme qui avait marqué les débuts du siècle alla en s'atténuant, la faute n'en fut pas à la spiritualité salésienne, telle qu'elle était entendue par sa plus légitime interprète. Elle en fut bien plutôt aux quiétistes, qui, faisant leur choix dans les doctrines du saint auteur, cherchaient à abriter derrière son autorité leurs dangereuses erreurs.

1. Fragments du petit livret, n» 43. Œuvres de sainte Chamal, Paris, 1875, t. H, p. in.

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