‹ ChristusChapitre 257 sur 284 · Ibid., n. IBOO · texte numérisé non relu

Ibid., n. IBOO

synode de Pistoie qui reprenaient les affirmations sur les droits épiscopaux, et proclamaient les curés et les autres prêtres, réunis en synode diocésain, juges ordinaires, avec l'évêque, de la foi et des moeurs^. Il va sans dire que les condamnations doctrinales ne suffisaient pas à réduire les opposants, souvent soutenus par le pouvoir civil. L'empereur Joseph II mena contre la cour de Rome, en matière d'administration ecclésiastique et de liturgie, une guerre mesquine et déprimante. Napoléon, Charles X lui-même, prescrivirent encore d'enseigner les quatre articles. Mais les obstacles finirent par céder devant la poussée des âmes et l'esprit de suite delà papauté. Les circonstances firent le reste. La déposition des évêques français d'ancien régime par Pie VII, à la suite du Concordat, fut un coup providentiel porté à Tépiscopalisme gallican. De même la conception archaïque delà vie religieuse, élaborée à Pistoie, est contredite, en fait aussi bien qu'en droit, par l'histoire des « congrégations » au xix" siècle, plus agissantes et plus variées que jamais. Au rebours de ce que le.s archaïsants rêvaient, la Papauté acheva une évolution qui lui assura, sur toute la vie catholique, un pouvoir plus direct et plus étendu qu'auparavant : évolution qui n'est pas sans analogie avec celle qui avait transformé les monarchies séculières par la centralisation du pouvoir.

Le Jansénisme. — La grande lutte doctrinale qui se livrait en même temps autour du Jansénisme et du Baïanisme qui l'avait précédé, trahissait la même tendance et devait aboutir au même résultat.

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