‹ ChristusChapitre 282 sur 284 · Epistol. ad TU. m · texte numérisé non relu

Epistol. ad TU. m

mainte reprise, par ses prophètes, Il a parlé finalement par son Fils. Jésus paraît, dans la plénitude des temps, et « fait ressortir aux hommes une autorité et une douceur qui n'avaient jamais paru... Il annonce de grands mystères, mais il les confirme par de grands miracles ; il commande de grandes vertus, mais il donne en même temps de grandes lumières, de grands exemples et de grandes grâces '». A son tour, en inspirant des vertus surhumaines, en conciliant l'immutabilité doctrinale avec l'incessant progrès des intelligences, Taustérité morale avec les nécessités humaines ; l'unité dans la foi et dans Pamour avec les différences comme infinies des hérédités, des éducations, des initiatives et des intérêts ; les droits de la personne avec les besoins du corps social; la pureté de l'adoration avec les richesses du culte et de la littérale pratique — l'Esprit rend témoignage à la religion du Père et du Fils. Tel est l'héritage immense dans lequel entrent en possession tous les fils de l'Eglise catholique. On en trouve ailleurs des fragments, des lambeaux, des parcelles : elle seule offre le trésor tout entier. Ce trésor, elle ne le garde pas jalousement pour une poignée d'initiés; elle ne souffre pas qu'il y ait parmi ses enfants de caste, ni de classe : les dignités ne sont que pour les charges, le premier Pasteur s'intitule, et est en vérité, le serviteur des serviteurs de Dieu.

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