Cf. A. Le Roy, Religion des Primitifs^ pp. 17-2 sqq
3. Cf. sur la question du « dieu suprême », en particulier l'ouvrage de A. Lang, The Making of Religion 2, Londres, 1900.
Le dieu du tonnerre occupe, parmi eux, une position prédominante, au point que, chez divers peuples, il joue le rôle du dieu suprême. Chez d'autres, comme chez les Grecs, Zeus est à la fois dieu du ciel et de l'orage. On retrouve le dieu du tonnerre chez les Germains (a. isl. Thàrr] et chez les Celtes [Taranis, Tanaios, noms parents du lat. tonitrUyoSX, donner) et dans le lithuanien PerA/m^^^ a. si. Perun, parents du lat. quercus, « le dieu de la foudre qui frappe le chêne ».
On trouve aussi très généralement le culte des dieux du so^e//^ de la luney de Vauj^ore et surtout du feu. Le culte de ce dernier se trouve à la fois dans le scr. Agniy le feu « maître de la maison », le vieux slave Ugnis szwentà^ et dans les divinités du foyer: lat. Vestaj gr. laTi'y), etc. En outre, on a presque universellement le culte de la Te/ve Mère.
La distinction, — bien que pas toujours très nette, — existe pourtant entre les divinités de cette catégorie qui ont une personnalité plus ou moins marquée, et les dieux qu'on pourrait appeler « occasionnels » ou « particuliers » , Sondergôtter d'après Texpression de M. Usener ^ . Ceux-ci jouent, chez les Indo-Européens, un rôle analogue à celui des « esprits » de maint peuple non-civilisé.
Ce dernier genre de divinités est surtout connu par la religion des Romains. On sait que ceux-ci possédaient des indigitamenta ou collections de formules de prières à utiliser dans les diverses occasions de la vie et adressées chaque fois à une divinité spéciale. Les opérations agricoles, en particulier,