Lqc. cit., p
prendre sa part. Ces offrandes consistaient en chairs d'animaux, surtout de bestiaux dont les sacrificateurs mangeaient leur part. Il ne peut être question de temples à ces époques reculées. Certaines divinités étaient vénérées dans des bois sacrés, des arbres, des pierres où elles étaient supposées avoir leur habitation. Cet usage est bien distinct du fétichisme au sens strict, bien que dans plus d'un cas, une pierre ou un arbre fétiche ait pu être considéré comme occupé par un dieu proprement dit. Les sommets des montagnes en Perse (cf. infra), en Grèce et en Italie, étaient aussi des endroits particulièrement sacrés et réservés aux sacrifices.
Il n'est pas douteux qu'avant leur dispersion, les Indo-Européens aient déjà eu des jours de fêtes religieuses, bien qu'il ne soit pas toujours aisé de les reconnaître, au milieu des solennités nombreuses que l'on trouve chez les différents peuples. M. Schradcr incline à regarder comme primitives une fête de l'été pour implorer de la pluie, une fête du printemps,. un jour des morts, etc.