Sacred Books of the Easl, XXXVH
B. La littérature pehlevie. — On entend par/?e/ileviy mot qu'on interprète généralement au sens de « parthe », la forme littéraire du persan dans les premiers siècles de l'ère chrétienne. On dit aussi « moyen persan » parce que cet idiome forme l'intermédiaire entre le « vieux persan » des inscriptions des x\cliéménides et le « nouveau persan » ou « persan » tout court, qui est la langue de la Perse depuis l'introduction du mahométisme. Le pehlevi s'écrivait en caractères empruntés à l'alphabet araméen. L'influence araméenne fut, du reste, assez forte pour faire entrer dans les textes un nombre considérable de verbes, prépositions, adverbes, substantifs d'aspect absolument sémitique. L'opinion dominante aujourd'hui, représentée notamment par M. Salemann \ est que ces mots n'étaient que de simples idéogrammes, qui s'énonçaient par le terme iranien correspondant. On écrivait par exemple malkân malkâ, mais l'on aurait prononcé shâhân shah « le roi des rois » , meji pour dire az ou zî « de », là pour na « non », etc., de la même façon que les Anglais écrivent viz (ndelicet) et prononcent namelî/y i. e. [id est) et disent that is. De fait, aucun de ces termes sémitiques n'a subsisté dans le persan moderne, leur emploi en pehlevi même est fort mécanique, et l'on a composé des lexiques d'idéogrammes où leur transcription en iranien (pdzand) est donnée. On a même des versions pâzand de divers écrits pehlevis.
Un exposé complet de la littérature pehlevic déjà éditée ou encore en manuscrits a été dressé