‹ ChristusChapitre 47 sur 284 · Trad, Nôldeke, GôUingen · texte numérisé non relu

Trad, Nôldeke, GôUingen

3. NôLDEKE, Der iranische Nationalepos, dans le Grundriss der ir Phil, II, p. 432 sqq.

190 CIIAPirRE V.

sur la date de cette composition. L'opinion qui prédomine chez les éranistes, se rapproche avec diverses variantes de celle qu'a exposée M. Geldner ^ et qui se conforme autant que possible à la tradition mazdéenne. Elle admet que les parties les plus anciennes peuvent remonter à Zoroastre lui-même, et datent environ du VI® siècle avant Jésus-Christ. Cet ancien Avesta aurait ensuite beaucoup souffert sous la domination d'Alexandre et de ses successeurs. Ardashîr, le premier roi sassanide, aidé de son grand-prêtre Tansar, en aurait fait recueillir les débris, et le canon avestique aurait été définitivement constitué sous Shâpûr II (310-379). M. Bartholomae, et son élève M. Reichelt^, sont disposés à reculer la composition des gâthâs plus haut que le vii^ siècle. M. Mills ^ parle même de 1000 ou 1200 avant notre ère.

De multiples raisons plaident en faveur de l'antiquité de l'Avesta, et tendent à faire admettre qu'il ne peut guère être plus récent que le vi® siècle avant Jésus Christ. Tout d'abord, les témoignages grecs prouvent l'existence d'une littérature religieuse en Perse à une époque ancienne. En effet, Hérodote (1, 132) parle d'une théogonie que les Mages récitaient lors des sacrifices ; Hermippe de Smyrne. au m® siècle avant Jésus-Christ, parle des écrits de Zoroastre, et après lui, Nicolas de Damas et Dion Chrysostome''. Strabon (XV, 733) et Pausanias (V, 27, 3) signalent de longues « liturgies en langue barbare, que les Mages lisaient dans leurs temples du feu », comme c'est, en effet, la

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