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Zarathushtra, the Achaemenids and Israël, p

4. Cf. les textes rassemblés dans Jackson, Zoroaster, Appendice.

LA RELIGION DES PERSES. Ipl

coutume dans le Mazdéisme. D'autre part, la tradition pehlevie est unanime à parler d'un Avesta, écrit trois cents ans avant Alexandre le Grand, qui en aurait brûlé l'exemplaire officiel. Le livre aurait été reconstitué sous les Sassanides. Cette tradition, sans s'appuyer sur des arguments probants, est très naturelle, et ne renferme pas de traits légendaires. On doit considérer en outre que l'Avesta n'a pu être composé en entier dans une langue qui était morte depuis longtemps à l'époque sassanide, puisqu'on a senti à ce moment le besoin d'une traduction en pehlevi et de longs commentaires, pour tâcher d'élucider un texte qu'on comprenait souvent mal, comme le prouvent les contresens de la traduction pehlevie. M. Geldner^ fait remarquer que les remanieurs du Vendîdâd n'avaient plus même conscience de la nature métrique des textes qu'ils codifiaient.

Il faut noter aussi que la langue avestique représente un état de la langue iranienne, aussi éloigné du pehlevi que le latin par rapport au français. Or, sur les monnaies des rois indo-scythes du i^*" et du II® siècle de notre ère, les noms propres apparaissent déjà sous une forme pehlevie avancée 2. Pareille transformation demande plusieurs siècles. Il est vrai que l'avestique aurait pu encore s'écrire comme langue morte à une époque où on ne parlait que le moyen persan. Mais ce fait ne se comprendrait que si une littérature religieuse importante existait déjà dans cette langue, littérature dont les débuts remon-

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