‹ ChristusChapitre 49 sur 284 · Op. cit.^ p · texte numérisé non relu

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2. On Ht par ex, : OaÀayvo = pehl. Vashiagno, av. Verethraghna. Miopo = pers. MîTîr, pelilv. Mitra, av. Mitlira. ^î^appo r= pers. /"arr,

av. hvarenah, etc. (Cf. West, Grnndr. ir, PhiL, U, 73.)

teraient à une époque où l'avestique était parlé, c'est-à-dire vraisemblablement à un moment assez rapproché des premiers Achéménides , puisque ces derniers se servent dans leurs inscriptions d'une langue fort voisine de celle de l'Avesta.

Si une évolution marquée dans les sons d'une langue demande un certain temps, il en est de même pour les concepts religieux. Or, le nom du dieu du Ciel est pour Darius, Auramazda^ ('npoixà^viç dans Aristote), tandis que dans les gâthâs, non seulement les deux noms Ahura Mazdâh sont encore bien séparés, mais généralement se présentent dans l'ordre inverse et souvent même l'on ne trouve que l'un des deux. VohiL Manah et Khshathra Vairya sont deux concepts bien gâthiques, et ils y apparaissent comme des abstractions à peine personnifiées. Or le premier est déjà '12;j.avoç dans Strabon, et sa physionomie est profondément altérée. Le second figure au i®' siècle comme nom de personne sur les monnaies indo-scythes sous la forme figée et méconnaissable : SaopYjoap (pehl. Shahrevar).

Enfin l'ancienneté des témoignages relatifs au prophète Zoroastre a également quelque importance dans la question, car si M. Jackson est allé un peu loin dans son ouvrage : Zoroaster, the Prophet of Ancient Iran, en faisant de ce prophète une physionomie tout historique, on doit reconnaître que Zoroastre n'a pas les apparences d'un héros mythique. Son nom n'a pas de signification symbolique ou mythologique (il paraît signifier « l'homme aux vieux chameaux »). Les gâthâs qu'on lui attribue respirent

1. On trouve parfois l'appellatif écrit en deux mots dans les inscriptions persanes, mais le fait est exceptionnel.

beaucoup de simplicité, de naturel et de sincérité, et renferment des allusions à un milieu ambiant très réel. Or, si Zoroastre a existé, s'il est Fauteur de certains textes gàthiques, toute tentative faite pour transporter la composition de l'Avesta à une basse époque devient impossible.

Malgré ces raisons, divers savants se sont efforcés de soutenir l'opinion que les doctrines avestiques ne remontent point à une période aussi ancienne Parmi eux se trouve, en tout premier lieu, James Darmesteter, dans sa traduction française de l'Avesta (t. III) ^ D'après sa théorie, l'Avesta ancien aurait péri duraftt la période alexandrine, et la restauration mazdéenne aurait amené la constitution d'un livre entièrement nouveau, où les restes des idées anciennes auraient été enchâssés dans une philosophie religieuse, influencée par le gnosticisme et le néoplatonisme.

Cette opinion a été combattue par la plupart des éî'anistes. Elle a été reprise récemment par le P. Lagrange 2, et il faut noter que de Harlez^, tout en admettant que certaines parties pouvaient remonter à l'époque de Darius, s'était déjà montré disposé à rapprocher sensiblement la date de composition de la majeure partie de l'Avesta.

Pour défendre son point de vue, Darmesteter s'appuie surtout sur le fait que les historiens arabes parlent du rôle important, joué dans la restauration religieuse sous Ardashîr par le prêtre Tansar et qua-

1. Dans sa traduction anglaise, S. B. E. IV, introd., il se rangeait, au contraire, à la thèse conservatrice.

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