‹ ChristusChapitre 51 sur 284 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

de Philon, en général, et celle qui existe entre le Xoyo; et Vohu Manah en particulier, si elle n'est pas fortuite, s'expliquerait mieux par l'influence des idées iraniennes sur Philon qui les a connues ^

Enfin l'on prétend que, d'une manière générale, le système gâthique est trop abstrait, trop philosophique pour être ancien. « Ce serait, dit le P. Lagrange, supposer le développement delà philosophie avant les Grecs. » — De fait, la religion gâthique est étonnamment abstraite, mais il s'agit d'abstractions plutôt mystiques, si l'on peut dire, que philosophiques. Rappelons-nous aussi qu'elles ne constituent pas un phénomène entièrement isolé. Les Zoroastriens paraissent n'avoir fait que développer une tendance indo-iranienne, car les Védas renferment aussi des conceptions abstraites, précisément en rapport avec le groupe des Adityas, groupe divin qui a de grandes analogies avec celui des Ameshas Spentas. Les Adityas sont rangés autour de Varuna, comme les Ameshas Spentas autour de Ahura Mazdâh. Ils renferment des noms d'abstractions divinisées, telles que Bhaga ou Arhsa « la part », Daksa « l'adresse », Aditl « liberté des liens du péché »2, et peut-être même Mitra « le contrat » (cf. infra). Parmi les Ameshas Spentas, Asha ou Arta se retrouve "Vus l'Inde dans la conception de Vfta « la loi morale », qui lui correspond absolument, et Ârmatay est comme le védique Aramati une disposition pieuse qui attire les bénédictions sur le fidèle, etc.

1. Il le dit lui-même : Quod omnis probus liber (éd. Jlangey, II, i 456). *

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