C. DE Harlez, Avesta, Livre sacré du Zoroastrisme-^ Paris
1881. (Importante introduction de ccxlviii pp.) G. Bartholomae, Die Gâthâ's des Aivesta, Strassbiirg, 190ri.
F. WOLFF, Avesta, die heiliger Bûcher der Parsen, ûbersezt auf der Grundiage von G. Bartholomae's altiranischem Wôrterbuch. Strassburg, 1910.
L. H. Mills, The five Zoroastrian Gâthâs ivith the Zend, Pahlavi, Sanskrit and Persian Texts and Translations, Leipzig, 1895.
G. Études sur le Zoroastrisme.
Outre les introductions aux traductions de Darmesteter, de Harlez, etc., et les études du vol. II du Grundriss der ir. Phil. :
P. TiELE, Geschiedenis van den Godsdienst in de Oiidheid, t. II, Amsterdam, 1902 (Trad. allemande, Gotha, 1903).
J. Darmesteter, Études éraniennes, Paris, 1883. — Ormazd et Ahriman, Paris, 1877.
G. DE Harlez, Les origines du Zoroastrisme, Paris, 1879 (Journal Asiatique).
M. Haug, Essays on the Sacred Language, Writings and Religion of the Parsis, London, 1878.
L. G. Gasartelli, La philosophie religieuse du Mazdéisme sous les Sassanides, Louvain, 1884.
A. V. W. Jackson, Zoroaster, the prophet of Ancient Iran, New-York, 1899.
N. SÔDERBLOM, La vie future d'après le Mazdéisme à la lumière des croyances parallèles dans les autres religions, Paris, 1901.
W. Geiger, Ostiraniche Kultur im Allertum, Erlangen, 188:i (Tr. anglaise, London, 1885).
H. Oldenberg, Die iranische Religion, dans Die Orientalischen Religionen, 1906.
WiNDiscHMANN, Zoroastrische Stadien, Berlin, 1863.
V. Henry, Le Parsisme (épuisé), Paris, 1905. Les rapports entre les divinités persiques (Mithra et Anâhita) et la Grèce, et l'empire romain ont été étudiés par M. Fr. Gumont dans ses divers ouvrages. Cf. Les mystères de Mithra^, Paris et Bruxelles, 19u2.
BOUDDHISME ANCIEN AVEC QUELQUES ECLAIRCISSEMENTS SUR LES RELIGIONS DE l'iNDE EN GENERAL.
Sommaire. — Nele préliminaire. — I. L'histoire des religions de l'Inde. — II. Védisme et Brahmanisme préboud' dhiqiie. — III. Boudhisme. — Bibliographie.
Il ne pouvait entrer dans nos intentions d'écrire un traité encyclopédique sur l'Inde religieuse, ou de répéter des généralités devenues banales. Pour ne pas être trop insuffisant et arbitraire, un résumé exigerait beaucoup de pages, et un nouvel exposé en raccourci n'est pas indispensable. — Je ne sais si cet article, délibérément incomplet, évitera du moins le reproche d'inutilité. La première partie (i) n'est ni un sommaire, ni une introduction, mais plutôt une conclusion, au plus court la « philosophie » que je me suis faite de notre philologie, de ses mystères et de ses lacunes. Dans la seconde, j'explique, à peu près à la manière de tout le monde et sans prendre parti, les antécédents historiques et idéologiques du bouddhisme (ii), pour qu'on entre de plain-pied dans l'idée qui me paraît la plus plausible de cette grande institution (iii). — J'ai cru, par ce biais, atteindre en quelque mesure le double but que je pouvais et devais me proposer : indiquer les problèmes essentiels qui préoccupent les indianistes ; faire comprendre, par une analyse relativement détaillée, les problèmes que soulève une des formes les mieux définies de la religion et de la pensée indiennes.
Rien de plus impertinent que de vouloir mettre dans un chapitre de manuel l'enseignement que contiennent les sources et que discutent ou expliquent les travaux d'érudition. Forcément, les realia sont sacrifiés; et l'âme des realia, ou n'en est pas séparable, ou s'altère quand on la condense. On ne réduit en élixir l'atmosphère indienne qu'en la soumettant à des températures vraiment trop basses. Heureusement, parmi les ouvrages de longue haleine consacrés aux religions de l'Inde, plusieurs sont excellents, se complètent les uns les autres, mettent le lecteur en contact direct avec les sources.
Il faut lire les Religions de l'Inde de A. Barth (1879, traduction de WoOD,Trûbner, Londres, 1891), et ses e.riic\es {Bulletin des religions de l'Inde, etc.) dans Revue de l'Histoire des Religions et Journal des savants; les Religions of India de HOPKINS (E. Arnold, Londres, 1896); l'Histoire des idées théosophiques dans l'Inde, de P. Oltramare (Leroux, 1906); la Religion du Veda et le Bouddha, sa vie, sa doctrine et sa communauté, de H. Oldenberg (trad. V. Henry et trad. A. FoucHER, Alcan, 1903). Le premier de ces livres a marqué une date dans nos études et, on peut le dire, substitué aux aperçus et aux conclusions livresques des notions concrètes, des appréciations réalistes; le second, dans un lormat modeste, renferme des trésors de documentation et de bibliographie; le troisième, d'une rédaction limpide, d'une compo-, sition très serrée, introduira et guidera le lecteur dans l'étude des philosophies. Les deux derniers sont d'un Renan moins amusé, d'un Darmesteter exempt de partis pris : parmi les rares livres de goût français que nous ait donnés l'Allemagne et, quelques réserves qu'ils appellent à divers points de vue, des chefs-d'œuvre. — L'Inde contemporaine n'est pas moins intéressante que l'Inde ancienne qu'elle explique très souvent : les Asiatic Studies de Sir Alfred Lyall (trad. de Kéral- LAIN, l/Q?Hr5 religieuses et sociales de V Extrême-Orient, Fonteraoing) captiveront le lecteur. Si on ne lit qu'un livre sur l'Inde, il faut choisir le petit volume de E. Senart, Les cas\ tes dans VInde, les faits et le sijstème (Leroux, 1896). — Voir la bibliographie, p. 296.