INTRODUCTION. XIII
rappelant plus les motifs qui avaient fait d' abord adopter certaines dates, modifia ou surchargea un grand nombre de chiffres précédemment adoptés.
Quoi qu'il en soit, tous les articles écrits dans le premier volume n'ont pas été transcrits dans le second manuscrit, et comme il fallait imprimer ces articles selon le rang que leur assignait le chiffre du millésime plus ou moins exact que l'auteur leur avait assigné, il a pu arriver que quelques fois le même fait a été imprimé par nous sous deux dates différentes. Nous avons essayé d'éviter cet inconvénient autant que possible, et, lorsqu'il nous a fallu choisir entre deux rédactions différentes du même fait, la rédaction qui paraissait être la meilleure a seule été imprimée. Cependant, lorsqu'il s'est rencontré, dans celle des rédactions supprimée, quelque phrase ou quelque membre de phrase qu'il était utile de, conserver, ces passages ont été imprimés entre crochets.
Maintenant, quel est l'auteur de ce recueil?
De l'examen attentif des deux manuscrits de notre Chronique il est résulté pour nous la conviction qu'elle a été composée au moins par deux auteurs.
A l'époque où la Chronique a dû être écrite, c'est à dire pendant les dernières années du seizième siècle et les premières du dix^septième, il existait, comme nous l'avons dit, parmi les membres du parlement de Bordeaux, trois conseillers portant tous trois le nom de Jean de Gaufreteau. Deux des trois conseillers au Parlement étaient frères et étaient désignés par leurs collègues sous les noms de : le vieux et le jeune.
Jean de Gaufreteau, l'ainé ou le vieux, mort doyen du Parlement, pourrait être considéré, d'après la