XIV INTRODUCTION
rédaction de certains passages^ comme étant Vauteur primitif de la Chronique bordeloise; mais il n'était point commissaire aux enquestes, et il mourut le i3 mars 1623, tandis que la Chronique a été continuée jusqu'en i63g.
Jean de Gau/reteaUy le jeune^ qui, sur la fin de
ses jours, devint curé de Liboume, après avoir
été commissaire aux enquestes, est certainement le
premier rédacteur de notre Chronique; mais est-ce
. bien lui qui a pu écrire ce titre que nous avons déjà
cité : « Continuation de Pierre de Lurbe...... par
Jehan de Gaufreteau, cy-devant conseiller , etc.fi^
D'ailleurs, lui aussi était mort (le 10 juin 162g) avant la rédaction des plus récentes notices qui se trouvent dans la Chronique.
Le travail du curé de Liboume a donc été continué et refondu par un de ses héritiers. Il est très difficile de préciser par lequel; cependant, le fils de Jean de Gaufreteau le vieux^ qui succéda à la charge de son père en 161 j, et qui a été prêtre, comme son oncle Gaufreteau, le jeune, pourrait bien être le continuateur du travail de son oncle^ car on lit dans la Chronique que le 28 avril 1637, Jean de Gaufreteau, prêtre, prononça l'oraison synodale dans la chapelle des religieuses de Notre-Dame, rue du Hâ, et le texte de ce discours avait été joint à celui de cette chronique. Ce sermon a été enlevé de notre manuscrit; mais le fait seul de cettç mention semble prouver que c'est ce troisième Jean de Gaufreteau qui a continué et revu le travail de Jean de Gatifreteau, le jeune, son oncle, ci-devant commissaire des enquêtes; à moins encore que ce ne soit un quatrième Jean de Gaufreteau, lieutenant au présidial de Guyenne, fils