‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 115 sur 131 · PREMIER AUTEL A GAUCHE · texte numérisé non relu

PREMIER AUTEL A GAUCHE

Celui du Rosaire-

Même style que son parallèle. Remarquez sur le pan principal de l'autel, et sur le pied de chaque candélabre, de petits bas-reliefs en bronze dorés, représentant les scènes de la passion. Un seul d'entre eux est un peu mo* derne ; il est inutile de le désigner ; l'infériorité du dessin et de la conception est palpable : l'art ne gagne donc rien à perdre les traditions de la foi. — Même encadrement du tableau principal dont le sujet est tiré de la vie de saint Dominique. Le chien qui porte un flambeau dont il

ëuibrade le globe , est ainsi apparu en songe à là mél'e de saint Dominique : l'amour sacré (îit en effet pour ce grand homme un flambleau inextinguible dont il voulut se servir pour réchauffer le genre humain. Ce n'est pas sa faute si plus tard on abusa de son nom pour faire de la même flamme un instrument de cruauté. Mais la liberté^ cette sainte liberté n'a-t-elle pas servi de prétexte à toutes les horreurs.

Là haut sur les colonnes saint Matthieu et saint Luc. Au sommet Tarchange Raphaël . A la voûte peinte à fresque le songe de Jacob : ilvoit monter et descendre les anges« et son premier mot à son réveil est celui-ci : «Vraiment le Seigneur est ici^ Vere DomintLs est in isto loco. » Ce tableau peut faire allusion à l'autel du rosaire, en ce que cette prière ou celle du chapelet , son diminutif, étant destinée à devenir populaire, à rassembler les pauvres et les consoler de ne pouvoir pas lire ou inventer d'autres prières , devait appeler la présence spéciale de Dîeu là où elle serait récitée. Le Christ avait déjà dit : « Si vous vous réunissez en mon nom , ne fussiez- vous que deux , je serai au milieu de vous* »

DEUXIEME AUTEL A DKOITE.

0édié à sainte Anne, dont la 'statue le surmonte.

Cette statue est de Fi*aneesco Carloni ainsi que les figures de l'Espérance et de la Charité , et les deux chérubins assis sur la châsse de sainte Charitose , vierge et martyre. L'épée à un corps saint est toujours le signe du marbre , comme lors de leur sépulture dans les catacombes, les premiers chrétiens avaient coutume de mettre près de leurs restes sacrés une petite fiole plcino du sang qu'ils avaient répandu.

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