‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 117 sur 131 · CHAPITRE CVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE CVII

Les fresques de la grande voûte.

Celles du chœur sont les moins remarquables : immé* diatement au-dessus du tableau de l'Assomption , c'est la mise en scène de ce verset de l'Apocalypse : « autour d'un trône reposaient assis vingt^quatre vieillards habillés de blanc, et couronnés d'or, etc..» Âpoc.B. Joan. IV- 4. A gauche, près de la première fenêtre, le sacrifice de la fille de Jephté. Ce chef du peuple d'Israël avait juré à Dieu que s'il lui donnait la victoire contre les Ammonites, il lui offrirait en holocauste le sang de la première personne qui viendrait à sa rencontre après la bataille. Hélas! ce fut sa fille , qui s'était réservé l'honneur de l'accueillir la première, et d'aller au-devant de lui avec ses compagnes, en dansant au son des tambourins

En face, le sacrifice d'Abraham.

Au point central de la voûte , un emblème de la Trinité recevant les sacrifices de David , qui figuraient déjà l'étemel sacrifice de la messe.

A gauche, éclairée par la deuxième feîiétre , une scène du déluge universel. En face, Loth fuyant de Sodome que le feu dévore ;• il s'aperçoit , mais trop tard pour regarder en arrière, qu'il manque quelqu'un de sa compagnie : et dans le lointain, du côté de la ville embrasée, on distingue une petite statue de femme , c'est la femme de Loth. Elle a voulu, malgré les ordres de l'ange, voir ce qui se passait derrière elle; mais aussitôt punie par une Implacable mctamorphose, elle sent ses membres se gla-

cer et se roidir comme le marbre; et sa tête invariablement tournée da côté de la ville , quand ses pieds se dirigeaient en sens contraire» atteste son impuissante curiosité.

Immédiatement au«-dessus de la grille du chœur, Adam et Eçe chassés de VEden, une épée de feu leur en défend l'entrée.

On attribue à l'auteur du tableau de l'Assomption, les trois grandes peintures à fresque de l'Apocalypse , des holocaustes de David, et d'Adam et Eve. Ce n'est pas ce qu'a fait de mieux le peintre Kraus, si toutefois il l'a fait; car le doute est permis là où la preuve manque*

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