‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 58 sur 131 · IS · texte numérisé non relu

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Pierre II j viogt-sepUèpie abbé et vingt-cinquième prince.

PiER^ de Wolhausmi » que le fid^ chroniqaettr Hartmann croit être le dernier iss^ de cette noble maison , et frère de l'abbesse-prince^se de Znrich , avait été prevot à Saint- Gérold; pt c'est la maiiière diâtingttée dont il remplit cette charge, qui le fit choisir pour succéder à Marquard.

Sous son règne et à sa jrejQooaoEiiindation» Tan 1379, Ro« dolphe d'Habsbourg abandonna au monastère de Fahr ime partie de ses droits seigneuriaux à Ësftringen; ils étaient presque nuls , mais pouvaient amener quelques conflits déplacés entre les sommités administratives de ces lieux. L'année suivante, Pierre obtint de l'empereur Wenceslas la confirmation de tous ses privilèges, et en particulier le droit d'accueillir les bannis*

Les bénédictins n'avaient d'autre but que de soulager les hommes que la loi frappe déjà si cruellement en les privant de leur patrie. Mais je sais des amis de la liberté moderne, et des plus fiers, qui se trouvent ainsi devancés en résultat par un de ces gens qu'ils n'aiment guère , par un moine dont le nom échapperait pour cela seul aux ténèbres du moyen âge.

En 1381, Pierre obtint d'Henri, encore évêque de Constance, la transaction définitive de l'incorporation de l'église de Steven au monastère d'EinsidIen; il est aussi l'auteur de plusieurs autres acquisitions importantes. Mais

— liâtes intérêts spirituels étant les premiers de tous» il fonda à perpétuité une messe où Ton ferait mémoire des patrons du monastère : elle se disait le mardi après la fête de saint Michel. En ISSÏ, il fit un traité d'alliance avec le comte de Werdenberg et Sargans, puis l'année suivante avec la ville de Zurich , un nouveau traité qui donnait aux moines d'EinsidIen le titre et les droits de bourgeois de Zurich. Les plus belles actions de l'abbé Pierre étant toujours quelques applications des préceptes évangéliquesy de concert avec l'âbbé de Wittingen» il conclut une trêve de sept ans entre l'Autriche et les Suisses alliés , sauf à la renouveler plus tard pour un terme indéfini.

Quelle belle âme avait cet abbé Pierre ! on l'appelait encore le père des pauvred. II fallait que la charité prit avec lui tous ses développements. Il mourut dans cet exercice constant des vertus catholiques» le f 3 juin 1390.

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