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d'être trop riches > it fallait s'en prendre aux princes qni laissaient tous le couvent un peu dans l'oubli , mais qui voulaient tpie l'abbé fut servi et secondé de la manière suivante : c'est une citation d'un vieux manuscrit d'Albert de Bonstetten : « Le comte d'Habsbourg, landgrave d'Alsace, sera majordome de l'abbé : c'est pour ceb qu'il possède le fief du château et de la seigneurie de Kyenberg. Sous-maître d'hôtel sera le dievalier de Wolrau , ensuite celui de Schellenberg. Le comte de Rapperswill sera grand maréchal > juge criminel et gouverneur pour l'abbé : il tient pour cela le fief du château et la ville de RapperswilU excepté ce qui de la cime du château ou par la fonte des neiges passe ou coule vers Einsidlen. Sous* écuyer ou porte-plat sera le chevalier d'Urikon. Ecuyer tranchant de l'abbé sera le baron de Wettisvill : il possède pour cela la seigneurie de Wettisvill à titre de fief. Sous-écuyer tranchant sera le chevalier d'Humbrechtickon.... etc. , etc. » Il serait trop long de citer les noms et les fiefs des échanson , sous-échanson , porte-chaire , sou&nammanny écuyer de cuisine et sous-écuyer, baillis des prévôtés, préfet de la chambre, sous-bailli , protecteur universel et intendant des gens au service du monastère. En vérité les hommes de cette époque qui n'avaient pas assez d'instruction pour savoir à quelle représentation entraînait la charge de Prince de TEmpire , et par quel enchaînement de faits les abbés de monastères avaient été choisis pour porter cette charge , pouvaient sans trop pécher sourire en voyant tout cet attirail... dans un désert. Aujourd'hui il n'y a plus rien de tout cela à la Cour d'Einsidlen ; le prêtre docte et patient qui la préside n'a d'autre Protecteur que Dieu et le gouvernement de Schwitz, d'autre majordome que le père procureur, et d'autre écuyer, sous-écuyer, échanson , sous-échanson ,
qu'un bon vieux serviteur Allemand chez qui la fidélité est un caractère de famille.
Néanmoins Dieu a fait toute chose de façon que jamais les défauts de ses saints n'aient servi de prétexte aux fidèles pour en accuser la religion. Ses ennemis seuls déciment ses prêtres , renversent ses temples , et brisent les sceptres ou les faisceaux qui en protégeaient Tindépendance. Dans les moments où il y avait le plus grand nombre d'abus , c'est-à-dire dans le commencement du IS® siècle et vers la fin du 18®, les vrais fidèles se sont montrés toujours aussi généreux envers le culte extérieur de leurs ancêtres ; on citerait une foule de fondations faites à cette époque et dont Tchudi l'ancien nous a gardé plusieurs titres. On était, dis-je , aussi assidu que jam. la prière, sachant bien que la prière seule peut opère véritables révolutions , celles qui renversent les ; . sans trouble et par la seule force de la vérité, fille du . et soeur de la prière.