CHAPITRE LXI
ftançois, trente^dèiixlèmeabbé, trentième prince.
C'ÉTAIT > selon Albert de Bonstetten son contemporain, un beau caractère d'homme, une capacité à toute épreuve. Il fallait cela au pauvre couvent d'Einsidlen , qui s^en allait tombant en décadence ; malheureusement François ne le gouverna que cinq ans. Pendant ce court espace il obtint^ aux instances d'Albert » duc d'Autriche , et à la vive sollicitation de ses députés , deux bulles du pape Nicolas V : la première confirmait au pèlerinage d'Einsidlen Tindulgence de quinze ans de peines canoniques , et la seconde établissait solennellement les immunités et privilèges du monastère. L'année d'avant sa mort il contribua puissamment à l'alliance que Gaspar de Landenberg » abbé de Saint-Gall, conclut à Pfefficone avec les cantons de Zurich» Luceme, Schwitz et Glaris. Il mourut en 14^53 au grand regret de ses administrés ; il avait en effet pour eux cette a£Eabflité douce qui est un rayon de la douceur du Christ , et cette qualité devait être d'autant plus précieuse chez un homme que pouvait enorgueillir le préjugé de la naissance. François était comte dlIohen-Rechberg, et sa mère comtesse de Werdeidberg, sœur du prince Rodolphe de Saxe; d'oii il suivrait, d'après la Chronique du P. Jacques, appuyée sur Albert de Bonstetten, que l'Abbé-Pnnoe François serait neveu de son prédécesseur.