‹ Chronique d'Einsidlen (Notre-Dame-des ermites) d'aprés d'AchéryChapitre 80 sur 131 · CHAPITRE LXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXIV

( Même époque. )

Joachim de Beroldingen , doyen d'Einsidlen.

JoÂGHiM» de la famille noble de Beroldingen, du canloa d'Uri, prit Thabit monastique en 1584. A son retour de Bologne à Milan , où il était allé terminer ses études , il occupa la cure d'Einsidlen avec distinction : on peut dire qu'il hâta les progrès de la civilisation parmi ses paroissiens , à qui il ne cessait de découvrir quelque secret de la science évangélique. Augustin V', abbé d'Einsidlen , le nomma doyen et se l'associa avec succès pour établir dans l'ordre bénédictin les réformes disciplinaires ; aussi Joachim est-il désigné dans les annales d'Einsidlen sous le titre de Réformateur du couvent. La congrégation des bénédictins de Suisse lui dut à son aurore un brillant et solide appui ; ses principales vertus étaient la mansuétude , la modestie , l'amour de la vie régulière , et une pureté de mœurs portée jusqu'à la simplicité des enfants. Il mourut subitement à Schwitz le 28 mars 1620. Il re^ venait d'Unterwald , où il avait prononcé en chaire le panégyrique du Bienheureux Nicolas de Flue. Joachinn fut enterré à Einsidlen ; son cortège funèbre était formé de toutes les populations voisines, qu'avait attirées la mémoire de sa belle vie.

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