CHAPITRE LXXXIX
(Uêmetèvie.) Bdigieax distfaiguéssons le goavenieiiienldellioAlasD.
Don Adelric Petritsch, préfet des éeoles, maître des novices y sous^prieur et enfin doyen; absorbé en Dieu eC néanmoins soumettant son ardeur pour la contemplation aux besoins des hommes qui l'entouraient, jugeant leurs consciences au tribunal do la confession comme si le ciel lui eut dit ses arrêts : mort à cinquante-trois ans , le 2% mai 17S5. — Dom Joseph de Roll, neveu da prince abbé Maure de RoU; né comme lui à Soleure; professeur à Einsidlen et à Bellinzona ; fat deux fois député à Rome pour y soigner de graves intérêts ; mort en 1756 le 15 mars. Le couvent perdit aussi quelques années après un frère de Joseph, du nom de Tabbé Maure , homme accompli sous les rapports sociaux et scientifiques ; prevét à Bellinzona et à Saint- Gérold « la gloire des deux frères se confondit dans la mémoire des hommes comme leurs deux âmes au sein de Dieu. — Dom Meinrad Brenzer , de Wursboui^ , quitta une charge honorable à la cour pour prendre rang parmi les doctes pénitents d'Einsidlen r confesseur patient et éclairé , c*estnà-dire parfait confesseur; mou* rut à soixante-dix an8,176S. —Dom Maurice Symian; dont nous citons souvent les renseignements supplémentaires : il était originaire de Bellefort au pays des Grisons ; parlait toutes les langues d'Europe avec cette facilité qui
^ SK)5 —
est commune k ses compatriotes; archéologue prudent a antiquaire passionné , homme de lettres infatigable , il fit entre autres un recueil des actes d'Einsidlen , à partir de répoqjue où Hartmann avait achevé le sien. Le latin dont il se sert est d'une grande clarté, quoique d'une élégance recherchée. Il est encore auteur d'une relation des miracles opérés dans le pèlerinage. Il mourut en 1769 , à soixante-quatorze ans. — Dom Antoine Hueber et dom Gilles Fûschslin;lepremier9 né à Lachen, devint économe du monastère , prévôt de Saint-Gérold , doyen et enfin économe de Freudenfels , où il poursuivit avec succès la bâtisse d'un nouveau castel. Il rechercha et protégea surtout les hommes de génie littéraire qui avaient besoin d'encouragements pour faire faire à la science un pas de plus. Le second de ces religieux, originaire d'Einsidlen, fîit un poète régulateur du pâmasse latin qui florissait encore à cette époque , et prépara d'habiles élèves à figurer en France parmi les plus hardis et les plus élégants orateurs. On ne put jamais persuader dom Hueber et dom Fûschslin de publier leurs compositions. Ils se contentèrent de se dévouer à l'instruction sans se donner pour modèles. On ne voit plus guère de ces gens là, Dom Fûschslin mourut en 1772, âgé de quarante-huit ans.
tOi-^