CHAPITRE XCl
(Même èpo<iiie^) Quelques religieux sous le Prince-abbé Marian.
DoM Anselme MûUer , d'une des meilleures &milles de Glaris , savant théologien à qui le règne de Tabbé Nicolas dut une partie de son lustre $ économe de Sonnenberg et de Freudenfels où il mourut le 2<l septembre 1785; auteur d'un traité sur la dernière cène » et de quelques autres thèses de sciences spéculatives. Il a laissé aussi des dissertations mathématiques qui révèlent une haute capacité. — Dom Adelric Kûmmi , de Freyenback près Einsidlen , stylé dès son enfance et par ses propres réflexions à l'observation stricte de la morale et de la méthode. Né absolument pour le monastère. Mais sa naïveté et sa pureté virginales n'en basaient pas un de ces êtres nuls pour le monde où Dieu les a jetés : Adelric tenait dignement sa place dans la science de la philologie et de l'orientalisme. Il professa conmie un autre la philosophie et la théologie , et fit ses preuves dans un traité : Contra probabilismum , et, contra sensum germanicum. En 1780 c'était un théologien redoutable. Il mourut de bonne heure , comme presque tous les grands hommes : cinquante ans à peine, 1782. — Dom Bede MûUer de Rhinau fut préfet des écoles d'Einsidlen et de Bellinzona où il mourut prévôt en 1785 à cinquante- un ans. Il avait publié dès le commencement de sa carrière : // latir nista principiante ; espèce de grammaire latine à l'usage
des jeunes italiens étudiant à Bellinzona. Dans un mouvement sublime d'adoration pour le sacrement eucharistique , il conçut sa traduction des Instructions sur le sacrifice de la messe > par Pierre Badaire , et lui-même écrivit à son tour des instructions sur le sacrement trois fois saint. — Dom Robert Kech , du canton de Soleure , mort en 1783» avait été chargé de surveiller l'instruction des firères et de professer la morale. Etant préfet des études élémentaires, il publia une grammaire qui eut de nombreuses éditions. C'est un sucées qui en vaut bien d'autres.