‹ Chronique d'une ancienne ville royale, Dourdan, capitale du HurepoixChapitre 103 sur 191 · Achetée à Paris, en 1646, pour 83 o livres · texte numérisé non relu

Achetée à Paris, en 1646, pour 83 o livres

2. Achetées à Paris, en i673| chez Adrien le Vasseur, par M.Guyot, premier marguillier, qui a fiiit plusieurs fois le voyage et a dû passer neuf ou dix jours. — Ont coûté 1,900 liv. — Payé 253 liv. à Jean Hué, tapissier à Paris, « pour avoir nettoie, K rantray et remis en coulleur les vielles tapisseries de l'église , garny de bande de «c thoille les tapisseries nouvellement acheptées. ]»— Payé 21 liv. 10 s. pour le port Je Paris à Dourdan de toutes ces tapisseries, pesant 860 livres.

3. Fille du premier marguillier en 1677. 4« Payée i^Soç livres.

puis le baptême de Louis d*Étampes jusqu'aux relevailles d'Anne d'Autriche; depuis le chant du Parce par la foule en alarme à Rapproche de Salisbury ou sous l'étreinte de la peste, jusqu'au chant du Te Deum pour une victoire de Louis XIV! L'église que nous voyons a tout entendu et demeure comme un lAuet témoin des scènes oubliées dont les acteurs ont vécu sous ses voûtes ou dorment sous ses dalles.

Dourdan, ville royale, liée par conséquent à toutes les fortunesdu trône, a dû par convenance, par devoir de position, pour ainsi dire, s'associer en fidèle serviteur à tous les succès^ à tous les deuils de la royauté et l'église Saint-Germain en a toujours répété les échos glorieux ou funèbres. Pour ne parler que des derniers siècles, c'est à chaque instant que reviennent^ dans les comptes de paroisse, les services de Requiem pour les rois, les reines ou les princes défunts. Les ducs d'Orléans, seigneurs de Dourdan, meurent à tour de rôle ou perdent leurs femmes; ce sont autant de catafalques à dresser. Quand Henriette d'Angleterre expire subitement, le cri : et Madame se meurt^ Madame est mortel » retentit jusqu'à Dourdan^ répété dans la chaire par un modeste vicaire. Lorsque la reine meurt en 1 683, c'est une grande dépense pour la fabrique qui fait dignement les choses(i].Les 7e Deî/m sont aussi d'une fréquence inouïe, et au xvm<^ siècle, sous le règne de Louis XV, ils se succèdent certaines années presque chaque mois. Te Deum pour le rétablissement de la santé de Louis le bien-aimé^ le 24 septembre 1744, accompagné au dehors d'un enhousiasme indicible et de fontaines de vin coulant dans les rues. Te Deum à l'occasion de l'attentat de Damiens contre le roi, le 5 janvier 1757, et prières des quarante heures requises à Dourdan, dès le 8, par jugement du bailliage. Te Deum pour l'accouchement de madame la Dauphine, 27 septembre 1750^ à l'occasion duquel tous les habitants se brouillent les uns contre les autres au sujet des invitations. Mais Tinépuisable matière à Te Deum ce sont les victoires : victoires de la Ligue. de Louis XIII, de Louis XIV, de Louis XV. Les lettres de l'intendance parviennent coup sur coup au subdélégué et au curé avec la formule accoutumée. Nous en avons sous les yeux plus de trente qui se ressemblent. On en compte neuf de juillet en octobre 1745 et jusqu'à trois dans une semaine; l'année 1746 est aussi féconde à cause de la guerre de

I. c Pour le service de la feue reine, en octobre, payé 446 liv. 10 s., scavoir: < 262 liv. 8 8. pour 200 livres de cire blanche.— A Raingard, peintre, 1 1 1 liv. pour « deux grandes armoiries et huict douzaines de petites, et avoir doré deux couronnes « et deux bastons royaux. — 53 s. pour les cartes employez aux dites couronnes.—

• 3o liv. payez à Rolland Vian pour le mausolée. — 24 liv. payez aux sonneurs. —

* II liv. payez à M. Raîbaut, vicaire, pour rétribution de Toraison /iiwè^rf par lui « prononcée. — 40 s. payez à Salé, menuisier, pour avoir travaillé au dit mausoirt c et gardé une porte du cœur de la dite église pendant le service, etc. — Plus un drap c mortuaire, des crespes et la tanture de deuil, fourny par Nuél Dossonvillc. • — A rchives de V église. ,

Hollande. Comme il faut célébrer, non-seulement les avantages des Français, mais encore les avantages des alliés des Français, les Dourdanais finissent par se fatiguer un peu de ces réjouissances, et se montrent moins ardent;s pour les feux de joie à la porte de l'église, si bien qu'après en avoir commandé un pour la prise des forts de Mahon, le 25 juillet 1756, l'intendant écrit au bailliage : a J'en passerai la dépense, que vous « aurez soin de ménager le plus qu'il sera possible, d

Pourtant Dourdan faisait de son mieux et la pompe ne laissait rien à désirer. Ceux qui voudront en juger pourront lire à la fin de ce livre la description du Te Deum de Dourdan à la paix d'Aix-la-Chapelle, en 1748(1).

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