‹ Chronique d'une ancienne ville royale, Dourdan, capitale du HurepoixChapitre 104 sur 191 · RESSOURCES DE L'ÉGLISE · texte numérisé non relu

RESSOURCES DE L'ÉGLISE

Les paroissiens. — La paroisse Saint-Germain était de beaucoup la plus importante et la plus peuplée des deux paroisses de Dourdan. Il serait assez difficile de préciser sa circonscriptfon et surtout de l'expliquer, car elle présente les plus étranges anomalies^ ne paraît suivre aucun ordre régulier et ne répond à aucune convenance de proximité ou de situation. Une tradition rapporte que, pendant une terrible peste, les religieux qui desservaient la paroisse Saint-Pierre s'étant refusés ou n'ayant pas suffi à assister tous leurs paroissiens, les prêtres de Saint-Germain administrèrent les malades et acquirent à leur paroisse toutes les maisons où ils avaient exercé leur ministère. Quoi qu'il en soit, le pouillédu diocèse de Chartres, rédigé dans la seconde moitié du xiii» siècle et publié par Guérard (2), donne déjà à l'église Saint-Germain 220 paroissiens quand il n'en donne que 36 à Saint-Pierre et fixe V estimation de Tune à 80 livres quand il n'estime l'autre qu'à 10. Au xviii« siècle Saint-Germain était arrivé au chififreréel de 2,5oo paroissiens, et Saint-Pierre ne dépassait pas celui de 5oo. Les deux circonscriptions, résultats primitifs de vieilles donations, d'anciens droits, d'antiques censives, étaient tellement enchevêtrées qu'on voyait des maisons situées derrière Saint-Germain, rue

2. Cartul. de Saint- Père de Chartres, t. I*'. — Tiré du Livre blanc de la bibl. de Chartres.— On se rappelle comment il faut multiplier ces chiffres de paroissiens et de retenus pour avoir les nombres véritables. — Voir chapitre IV.

210 CHAPITRE XVr.

d*Authon, appartenir à la paroisse Saint-Pierre et des maisons voisines de Saint-Pierre, dans la rue Saint-Pierre, la rue Neuve, le bas de la rue d'Étampes, etc., dépendre de la paroisse Saint-Germain; ou, comme dans la rue du Puits-des-Champs, le côté droit relever d'une église et le côté gauche d'une autre. Même anomalie souvent pour la banlieue de Dourdan, dont la plus grande partie néanmoins, comme Grillon, Semont, Rouillon, etc., appartenait à la paroisse Saint-Germain.

L'administration séculière de la paroisse était, dans le principe, comme celle de la ville, éminemment démocratique et elle conserva cette forme jusqu'à la fin, alors même que l'influence de la centralisation en eut atténué les effets. C'étaient les habitants rassemblés qui nommaient plusieurs d'entre eux pour être les gagers, proviseurs ou marguilliers de l'église, et c'étaient encore les habitants rassemblés qui délibéraient et statuaient en commun sur toutes les questions qui intéressaient la fortune ou l'entretien de l'église. L'église était la chose commune, tous s'en préoccupaient, tous avaient le droit de s'en occuper et l'acte d'assemblée ou le résultat était l'expression d'un suffrage universel authentiquemeni formulé d'après une teneur juridique : a Aujourd'hui dimanche ,... par- « devant N., notaire royal à Dourdan, sontcomparus au banc de l'œuvre a de l'église Saint-Germain, issue de la grand'messe de paroisse, dite, a chantée et célébrée en ladite église, après que la cloche a sonné en U a manière ordinaire et accoutumée pour la convocation des habitants de a ladite paroisse, en conséquence des publications faites aux prônes des « messes de paroisse du dimanche présent et du précédent, à la requête <x des marguilliers ou provisefurs etc. » Suivent les noms des habitants, souvent en très-grand nombre : d'abord les autorités, officiers royaux, puis les bourgeois et marchands « composant la plus saine et notaa ble partie des habitants. » On retrouve là toutes nos familles locales, et quand le document est ancien, comme plusieurs de ceux que nousavons eu l'occasion de voir et de citer, il devient un titre précieux pour les individus et pour le pays. Devant la tablette de Saint-Germain s'agitèrent bien souvent d'autres questions que celles de l'église et les plus graves affaires de la ville s'y décidèrent. En bons citoyens, les marguilliers ouvrirent leur caisse et prêtèrent leups épargnes dans des heures de détresse et de pénurie du trésor municipal. On se souvient de l'emprunt fait à Li fabrique, au lendemain du siégede i Sg i , par le bailliage. C'était àcharge de revanche : la ville, plus d'une fois, se saigna pour son église.

Les marguilliers en charge, plus nombreux au xv« siècle, sont en général réduits à trois, outre les marguilliers d' Aon newr, titre accorde à quelque notable personnage. Les marguilliers sont nommés pour deux années. Le premier est comptable et responsable, et son compte est soigneusement apuré devant tout le conseil des habitants et vérifié par l'cvéque au cours de ses visites. S'il vient à mourir pendant sa gestion. *» veuve, ses héritiers paraissent à sa place et un ordre admirable dp^

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dans les comptes de Saint-Germain. Ses archives en possèdent la collection qui embrasse plus de deux siècles.

Les paroissiens de Saint-Germain n'étaient pas bien riches en général. A certaines époques, ils étaient même fort gênés et les recettes de l'église s* en ressentaient. Les quêtes se faisaient dans trois bassins. Il y avait celui de l'Œuvre, celui de Notre-Dame et celui des Trépassés, plus tard celui de sainte Julienne. Le bassin de TŒuvre avait des charges qui montaient environ à 45 livres par an au xvii* siècle; c'était lui qui payait l'office et la procession de saint Sébastien^ certaines processions du Saint- Sacrement, les saints depuis Pâques jusqu'à la Pentecôte. Il récolta pendant les années 1645 et 1646, prises ensemble, 97 livres, 16 sous, toutes charges payées; en lySo, il lui revint à peine 6 livres. — Le bassin de Notre-Dame était plus riche. Le compte a d'honneste personne Léo- « nard Pélault, marchant, gager du bassin Notre-Dame pour iSgi et a 1 592, D nous a^fourni ci-dessus quelques détails curieux sur l'époque du siège du capitaine Jacques. Le journal de Thonnéte marguillier s'arrête « aux unze sols neuf deniers tornois reçeus le jour de Kasimodo,:» et reprend a aux trente-cinq sols cinq deniers reçeus pendant les fériés de la Pentea coste. D Entre les deux, il y a le siège, la guerre, la ruine : a nota que « le dict rendant n'auroit rien rççeu à cause que Tarmée de M. le ma- « reschal de Biron estoit en cette ville de Dourdan.o C'est cette année-là que la ville emprunte au bassin de la Vierge 20 écus pour payer un messager dont elle a besoin dans un cas urgent. Toutes charges de messes payées, la recette des deux années s'élève à 96 livres (i). Elle est tombée à 19 livres en lySo. — Le bassin des Trépassés était le mieux garni en général; il payait un grand nombre de messes pour les défunts, et cette même année 1780, il lui restait 77 livres. Le revenu de l'herbe du cimetière lui appartenait. — Aux quatre grandes fêtes solennelles, on quêtait à Saint-Germain au profit de Téglise Saint-Pierre. C'était un ancien usage. On prétend que le grand clocher de Saint-Germain étant tombé, la paroisse, n'ayant pas le moyen de le relever, emprunta à la fabrique Saint-Pierre une somme de deniers et lui accorda ce privilège en reconnaissance du service.

Les bancs dans l'église étaient encore un revenu de la fabrique, revenu bien minime d'abord, car la redevance exigée des familles ne s'élevait anciennement qu'à quelques livres ou même à quelques sols (2). Les paroissiens attachaient pourtant une grande importance à leurs bancs et

1 . La recette totale des quêtes, pour ces deux années, est de 5g écus.

2. Les bancs étaient loin d'être uniformes et de présenter un coup d'œil gracieux. Beaucoup tombaient de vétusté au commencement du xviii« siècle. En 175 1, M.Védye, voyant l'église peu en fonds, obtint des habitants la reconstruction uniforme et une nouvelle location des bancs. Vingt-trois de ces bancs, qui coûtaient 17 liv. 5 s. la toise, produisaient» dès 1752,233 liv. Le revenu annuel des bancs est estimé à 843 liv. dans l'inventaire révolutionnaire de 1790.

la possession leur en était assurée par concession ou bail authentique, par devant notaire. La collection de ces actes forme, dans les archives de la paroisse, un dossier respectable à l'aide duquel il serait assez facile de retrouver la place exacte de nos pères pendant un office de Saint- Germain, à certaine année du règne de Louis XIV. Les places se transmettaient d'ordinaire de père en fils, car l'usage était d'avoir son banc au-dessus de la fosse de sa famille. Pieuse coutume, austère leçon qui ne répugnaient pas aux simples et fortes âmes de nos ancêtres, et rattachaient les vivants aux morts par la religion des souvenirs et des espcrances!

V inhumation dans l'église était un droit qui se concédait suivant un certain tarif ou par suite de donations, testaments, etc. Les fondations du vieux temple étaient devenues un vaste ossuaire oQ allaient dormir ceux qui 4ie priaient plus. Les Védye reposaient au pied de l'autel sainte Barbe; les Guyot au haut de la nef, à gauche, devant l'ancien sanctuaire de saint Etienne et de Notre-Dame de Pitié; les Le Camus au haut de la nef adroite, sous le marchepied de l'autel de saint Michel; les Thibault près de la chaire; les Biron sous la chaire; les Gourby près le second pilier de la nef, etc. En i663, l'abbé de Grillan fut inhumé dans le chœur à gauche^ à l'entrée de la porte Notre-Dame. En 1684, à cause de la rigueur de l'hiver, on ne put enterrer dans le cimetière, et on enterra gratuitement dans l'église.

Les droits d^argenterie, de tenture, étaient bien modiques, et ils étaient absorbés presque complètement par ceux qu'il fallait payera l'administration pour les percevoir. La chose est si vraie que Tcglisc Saint-Pierre, n'ayant pas le moyen de payer la somme exigée par l'édit de Louis XIV pour la perception des nouveaux droits de tenture, abandonna son privilège à la fabrique Saint-Germain qui, plus riche, acquitta l'impôt et toucha le revenu dans toute l'étendue de la ville.

Le droit de mesurage. — Parmi les revenus de la paroisse figure en première ligne le produit du droit de mesurage de tous les grains ou farines vendus, soit au marché, soit dans les greniers de Dourdan. He temps immémorial, la fabrique percevait un sol par septier. La tradition fait remonter ce droit à Philippe-Auguste. L'importance du marché aux grains de Dourdan lui donnait une grande valeur.

L'édit de i56g ayant créé un office de mesureur, rendu héréditaire par arrêt de 1620, cet office fut adjugé à Dourdan, en février i633, à Daniel Débats, moyennant 682 livres, avec droit d'un autre sol par septier. Redoutant quelque ennui, la fabrique acquit ce nouveau droit et désintéressa moyennant i ,000 livres l'adjudicataire. Des lettres patentes de Louis XIII, datées de Fontainebleau, mai 1634, unissaient et incorporaient, l'année suivante^ le nouveau droit à l'ancien « pour continuer c à faire le service divin dans ladite église avec honneur et décence, et a obliger les paroissiens de prier Dieu pour le roi et la prospérité de TE-

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« tat. » Un arrêt du conseil du 23 mai 1642 déchargeait l'église d'une taxe de 5oo livres que le fisc voulait exiger pour ce droit. C'étaient deux sols par septier qui revenaient à la caisse de la paroisse et formaient le plus net de ses revenus, bien insuffisants d'ailleurs.

La perception de ce droit s'adjugeait tous les deux ans au plus offrant à rissue de Taudience du bailliage, après publications solennelles. Les charges imposées à l'adjudicataire étaient nombreuses (i) et on exigeait de lui bonne caution. Les mesureurs, dont le nombre fut porté à treize en 1687 et plus tard à (quatorze, se servaient de minois exactement jaugés sur deux étalons en cuivre rouge qui étaient religieusement conservés sous clé dans une des armoires de la sacristie, avec les objets précieux.

Les baux des adjudications du mesurage ont été gardés par la fabrique depuis iSgS. Dépouillés soigneusement, ils nous ont servi à constater le produit variable de cette propriété importante de l'église. On verra plus loin, au chapitre consacré au commerce de grains de Dourdan, le parti que nous avons cru pouvoir en tirer pour l'histoire des mouvements de notre marché. Qu'il nous suffise de donner ici quelques chiffres propres à faire connaître cette branche des revenus de la paroisse :

De 612 livres tournois^ prix annuel de la ferme des minots en 1610^ ou, si l'on veut, de i,363 livres, prix atteint en 1645, par la réunion du nouveau droit à l'ancien, le taux s'était élevé, pendant le règne de Louis XIVj par une progression constante, à 2,000 livres en 166 5; à 3,548 en 1687; à 4,680 en 1695 ; à 5,268 en 1699. Au commencement du xvm* siècle, pour des raisons que nous développons ailleurs, cette magnifique recette baisse rapidement. Elle n'est plus que de 4,000 livres en 1705 ; elle est tombée à 2,600 en 171 3. On juge de l'anxiété croissante de la fabrique qui se voyait appauvrie de moitié en treize ans. La dépréciation de la ferme du mesurage tenait à la dépréciation du marché lui-ipéme, laquelle dépendait de plusieurs causes à la fois géné-

I . Il devait payer comptant le prix et les frais d'adjudication.

Entretenir les chemins et avenues de la ville et du marché, ainsi que le pavage devant Péglise.

Faire allumer, fêtes et dimanches, les lampes et cierges sur les autels et aux piliers.

Couper et distribuer le pain bénit.

Faire porter aux processions les bannières et les torches.

Faire nettoyer tous les autels.

Fournir le pain et le vin d'autel, et le pain de la communion pascale.

Faire bien et dûment nettoyer le tour de l'église et de la place, depuis la rue de Chartres jusqu'à la rue d*Authon, ainsi que le cimetière.

Faire entretenir les minots, au nombre de quatorze, et choisir des personnes recommandables pour mesureurs, dont quatre imposées par la fabrique.

Faire dresser le tombeau le Jeudi-Saint.

Descendre, nettoyer et remonter le dais qui est au-dessus du maître-autel.

Nettoyer, tendre et détendre toutes les tapisseries.

Faire nettoyer quatre fois Tan, aux fêtes solennelles, les murs et voûtes.

Payer comptant 40 liv. à l'Hôtel-Dieu.

raies et locales. Comme une des plus graves était l'abandon du marché par les cultivateurs à cause du déplorable état des chemins mal entretenus par les fermiers du raesurage, c'est de ce côté qu'on essaya de porter remède. Dès 1708, les fermiers durent s'obliger à verser chaque année i5o livres aux m arguilliers qui se chargèrent directement des réparations; 200 livres par an furent plus tard exigées pour le pavage de la place, etc.

Mais qu'étaient ces faibles subsides en présence des travaux à faire? L'église, la ville, le duc d'Orléans, réunirent leurs efforts. On regagna, en 1725, le chiffre de 4,000 livres^ mais pour la dernière fois; la grande crise commerciale et sociale qui se préparait le fit redescendre^ en 1760, à 2,125. Sauf quelques oscillations favorables de 1765 à 1775^ il ne se releva plus.

Ce droit, si essentiel pour la fabrique, fut souvent pour elle la cause de graves inquiétudes, de longs et coûteux procès quand il se trouva menacé. Dans les dernières années du xvn* siècle, les marguilliers,M. Dever ly, greffier en chef de l'élection, avec M. Lefébure procureur du roi, et M. Le Camus, montèrent à cheval, à la prière des habitants, pour aller trouver la grande duchesse de Toscane qui s'intéressait à Dourdan, afin de la suppliera de parler à S. A. R. Monsieur,» au sujet du droit de mesutage compromis. Ils durent prendre un carrosse de louage pour aller à Saint-Mandé chez la princesse, et leur voyage dura quatre jours. Un volumineux dossier témoigne des ennuis suscités aux marguilliers par un fermier du domaine du duc d'Orléans, le sieur Pierre Félix , qui, prétextant sa mission de rentrer dans les anciens domaines aliénés de Dourdan, intime à la fabrique, en novembre 1731, d'avoir à lui céder son droit. Grand émoi des paroissiens, assemblée des habitants, nouveau voyage des marguilliers, placet présenté par le sieur de Barateau au duc d'Orléans qui promet justice. Sur cette promesse, adjudication poursuivie comme de coutume et entravée par les manœuvres frauduleuses du sieur Félix; assemblée du 16 décembre oîi les habitants, désolés et inquiets, réduisent les officiers de l'église et leurs gages, de peur de s'endetter, et se décident à faire exercer le droit de mesurage par régie. En mai 1782, l'orage s'apaise et la fabrique gagne son procès devant le conseil.

Dîmes de la paroisse. — On peut dire que ce n'était point là, à proprement parler, un des revenus de la fabrique, puisque ce n'est pas elle qui le percevait ; mais la possession des dîmes imposait aux décimateuis quelques obligations qui allégeaient certaines charges paroissiales. Ces dîmes portaient spécialement sur deux produits locaux : les grains et les vins.

Pour les grains^ après que le prieur de Saint-Germain en avait prélevé trois muids pour son « gros, » le prieuré de Louye percevait le huitième des grosses dîmes de tous les grains de la paroisse. Les dames de

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Villicrs (ordre de Cîteaux,)près la Ferté-Alaîs, en percevaient un quart, et Tabbaye de Saint-Chéron-lès-Chartres prenait le surplus. Ces dîmes étaient afifermées moyennant sept muids de grains, à la mesure de Dourdan, divisés en trois portions égales de froment, d'avoine et de seigle.

« Les charges ordinaires de cette dîme^ dit dom Nicod, administrateur « du prieuré de Louye et vicaire général de Tordre en 1770, sont d'en- « tretenir le chœur et chancel de l'église Saint-Germain ; la fabrique a étant riche n'est pas dans le cas de réclamer les ornements ; mais aussi « Tentretien et les réparations du chœur sont très-dispendieux. Il y a a sept à huit ans il me coûta plus de 3^ooo livres en réparation. On vient « de reconstruire à neuf un pilier buttant qui a coûté 1,824 livres. Ce « pilier a^ par sa chute, occasionné une contestation entre les marguil- « liers, les habitants de la paroisse et les décimateurs, à cause des dégâts « qu'il a faits aux couvertures de l'église et des petites maisons qui y a sont adossées. Cette contestation ne devoit pas avoir de suite^ le pilier « étant tombé par force majeure pendant l'ouragan du mois de fé- « vrier 1770 (i). »

Le prieuré de Louye prenait aussi la huitième partie de la dîme du vin « excepté que l'abbé et couvent de Saint-Chéron prendront vingt « muids de vin commun à la mesure de Dourdan. (Invent, de Louye a 1696.) 9 Cette dîme s'amoindrit et disparut complètement à Dourdan avec la culture de la vigne. On se souvient des contestations que soulevèrent certaines prétentions à la dîme des vignes au xiii« siècle et des pièces de procédures, des transactions, des sentences d'officialité tour à tour provoquées par le prieur, (2) les chanoines de Saint-Chéron, les religieux de Louye et les lépreux de Dourdan. La fabrique, qui ne devait gagner à tout cela que des réparations au vaisseau de son église, fut souvent assez mal servie, obligée d 'attendre fort longtemps et de dépenser beaucoup d'argent en plaidoiries. Témoin le fait suivant : des réparations aux voûtes du chœur, évaluées à peine à i ,000 livres, sont déclarées urgentes en i683; il s'agit de la vie des prêtres et des fidèles. Les décimateurs, le couvent de Saint-Chéron-lès-Chartres, le couvent de Louye,

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