‹ Chronique d'une ancienne ville royale, Dourdan, capitale du HurepoixChapitre 105 sur 191 · Journal de D. Nicod. — Arch. départ. cT Eure-et-Loir · texte numérisé non relu

Journal de D. Nicod. — Arch. départ. cT Eure-et-Loir

2. Un beau cellier, destiné très-vraisemblablement à resserrer les vins de la dîme» existe encore sous le prieuré, aujourd'hui presbytère, et, à ce titre, doit trouver sa place ici. Ouvrant sur le versant méridional, au-ndessous de Téglise, et construit dans un plan carré, il se compose de deux rangs de travées d'environ 4 mètres chacune, formant quatre voûtes d'arête plein-cintre, supportées dans les angles par huit colonnes de I met. 5o de hauteur, légèrement engagées dans les murs, et au milieu par une colonne isolée ; le socle carré qui dépasse la base se trouve enterré aujourd'hui, et le chapiteau, aux moulures très-petites, rappelle, bien que postérieur, le style du xii* siècle. Ces voûtes sont contrebutées du côté sud par trois contreforts à glacis avec un petit larmier. Une porte à arc surbaissé donne accès dans ce cellier. De la dernière travée du fond, on entre dans une autre cave en berceau sous la cour du presbytère.

2l6 CHAPITRE XVI.

les religieuses de Villiers, mettent à tour de rôle toutç la mauvaise volonté possible, et les poursuites contre eux entraînent des frais considérables. La fabrique entame un procès devant la Chambre des requêtes à Paris et devant le Parlement contre l'abbé Testu, de l'Académie française, abbé de Saint-Chéron. L'abbé Testu meurt. Le procès continue contre sa nièce, la comtesse de la Bretèche^ son héritière sous bénéfice d'inventaire. Vingt-deux ans se sont écoulés, les réparations ne sont pas faites. Vers lyoS, le fermier des dîmes se décide à les commencer. En 1708, le procès n'est pas fini.

Rentes et loyers.— Par des donations princières, par la générosité, par la piété des fidèles, l'église de Dourdan s'est trouvée à diverses époques propriétaire de plusieurs terres et immeubles^ le plus souvent de simples droits et redevances sur des héritages de la ville et de la banlieue. Par les vicissitudes de la guerre etles malheurs des temps, elle s'est vue plus d'une fois dépouillée; Tavant-dernier siècle l'a quelque peu enrichie; le dernier lui a tout pris. Nous pourrions, à l'aide des documents que nous avons entre les mains, refaire le bilan de cette modeste fortune, mais les détails en seraient aussi fastidieux qu'inutiles, et quelques mots avec quelques chiffres suffiront à faire connaître la situation (i).

Le plus ancien compte complet de la fabrique remonte au lendemain du dernier siège etdonne^ pour les années iSgS et i5g6 prises ensemble :

Rentes dues à l'église sur des maisons : près des fossés du château (anciennement appelée le Siège aux Prêtres), — rue de la Geôle, — faubourg de Chartres, — rue Saint-Pierre, — fausse porte du Puits-des- Champs, — à la Tête aux Maures. — Appentis contre l'église. — Moulin de Grillon. — Terres à la ruelle aux Moines, — au pont d' AUainville,

à Liphard, — prés des Oysons, etc 20 écus.

Loyer d'une maison devant le Châtel 2

Loyer des prés 62

Recette à cause des moissons des terres appartenant à l'église^ et droits sur le moulin de Malassis m

Recette à cause des cens, rentes et droits seigneuriaux dus à Téglise sur des terres du Mesnil, — ferme de Beaurepaire,

— appentis de l'église 7

Total {pour 2 ans) 202 écus.

Cinquante ans après, en 1645 et 1646, la recette s'élevait :

Pour les loyers des prés et maisons, à 549 Hv.

Pour les rentes dues à l'église^ à 225

Total {pour 2 ans) 774 liv.

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